mardi 27 septembre 2022

Incidents Nice – OM : pourquoi Nice n’a pas été plus lourdement sanctionné

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Jérémy Kinot
Jérémy Kinot
Journaliste

C’est très tard hier dans la soirée que les sanctions sont tombées après les incidents du 22 août dernier lors du match Nice – OM. Et bien sûr, personne n’est content.

Quatre points. En envahissant la pelouse pour venir frapper des joueurs de l’OM , après les avoir copieusement bombardé de bouteilles d’eau (74 ont dénombré les Marseillais), une bande d’abrutis niçois a fait perdre quatre points à leur équipe. Les trois points que les Niçois étaient en train de prendre sur le terrain, et le point de retrait infligé.

La décision de faire reprendre le match a tout changé

Hier, la commission de discipline de la LFP a donné son verdict après avoir mis le dossier en instruction il y a trois semaines.

Match à rejouer à huis clos (et sur terrain neutre), un point de retrait (plus un avec sursis), trois matchs à huis clos (dont le match à rejouer contre l’OM) : finalement, les Niçois s’en sortent presque bien. Dans l’instruction, la décision (compréhensible)  de l’OM de ne pas reprendre le match a tout changé. Où plutôt c’est celle, tellement irréelle, de décider de faire reprendre la rencontre qui a tout changé.

Finalement, comme il fallait s’y attendre, personne n’est content. Pourtant, alors que Nice risquait pire encore (match perdu sur tapis vert, six à dix matchs à huis clos) et que l’OM, qui perdait à 15 minutes de la fin (0-1) va avoir l’occasion de rejouer la rencontre, ces sanctions nous donnent un goût amer.

Certes, les attitudes des joueurs et du staff marseillais sont loin d’avoir été exemplaires et les deux camps se renvoient la balle, reportant la faute sur l’autre. Mais il ne faudrait pas oublier la très grave origine de l’incident. Oui, la réaction de Dimitri Payet a mis le feu aux poudres, mais peut-on lui en vouloir ?

En le sanctionnant uniquement d’un match de suspension avec sursis, la commission de discipline nous a donné la preuve que ses décisions étaient incohérentes. En épargnant Payet, elle envoie un message fort. Elle légitime  son geste, sans l’excuser complètement. En suspendant Alvaro (qui n’était pas au départ dans les incidents mais qui est venu, lui aussi, mettre le feu aux poudres), elle rappelle les joueurs à leur devoir de professionnalisme. Mais après ?

Le vrai problème, c’est que la commission de discipline avait les mains liés par la décision de faire reprendre le match. Impossible dans ce cas de donner la victoire à une équipe qui ne voulait pas rejouer ? Enfin, dans les textes…

Le communiqué de la LFP :

Après lecture du rapport d’instruction en présence des deux clubs, la Commission prononce les décisions suivantes : 

Le match OGC Nice – Olympique de Marseille est donné à rejouer.

Trois matchs à huis-clos total pour l’OGC Nice, dont le match OGC Nice – Olympique de Marseille qui sera rejoué à huis-clos total sur un terrain délocalisé. Un match à huis-clos total a été purgé dans le cadre de la mesure conservatoire (ndlr : match Nice – OM).

Deux points de pénalité à l’OGC Nice dont un point avec sursis.

Suspension de banc de touche, de vestiaire d’arbitres et de toutes fonctions officielles jusqu’au 30 juin 2022 de M. Pablo Fernandez, préparateur physique de l’Olympique de Marseille.

Deux matchs de suspension à Alvaro Gonzalez.

Un match de suspension avec sursis à Dimitri Payet.

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