jeudi 29 septembre 2022

Inéos, difficile retour au premier plan ou grand favori ?

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Les Inéos ont perdu Froome mais reste une équipe très puissante dans le peloton. Après une année 2020 frustrante, l’équipe brirannique peut-elle se relever ? Peut-on encore voir une seule équipe du peloton contrôler les grands tours ? Élément de réponse avec notamment l’expertise de Bernard Hinault.

En 2019, et pour la première fois depuis 2014, le Team INEOS, ex-Team Sky, n’abordait pas la troisième semaine du Tour de France en position de force, sans le maillot jaune sur les épaules d’un des leurs. Perturbés par l’émergence d’Alaphilippe, les coéquipiers de Bernal et Thomas peinaient à maîtriser les velléités d’un peloton qui se surprenait presque à avancer sans véritable patron.

Rebelote en 2020 avec cet incroyable final qui illustrait les limites d’une équipe, Jumbo-Visma, surprise dans la dernière étape au détriment de son leader, Roglic, au profit de Pogacar et d’une UAE Emirates seulement 9ème au classement général.

Un tour plus ouvert

Cette tendance peut-elle durer qui ne permettra plus à une seule équipe d’étendre sa domination sur les grands Tours ? Pour l’ancien quintuple vainqueur du Tour, Bernard Hinault, rien n’est moins sûr.

« Cette année, le Tour a été plus ouvert, tous les Tours l’ont été, parce que davantage d’équipes peuvent prétendre dominer. La course est donc plus encadrée qu’à une époque où les équipes qui étaient au-dessus pouvaient se permettre de laisser partir des coureurs, offraient même quelques bons de sortie car elles savaient qu’elles en avaient les moyens.

Les Sky ont longtemps fonctionné comme ça. INEOS aussi… qui croyait dominer cette année, mais sans le faire vraiment car elle n’avait pas forcément le maillot. Jumbo-Visma aussi, mais en se faisant piéger à la fin. Si les Jumbo avaient maîtrisé leur affaire, jamais ils n’auraient mis leur leader dans une situation aussi difficile lors de la dernière étape. »

Bernard Hinault : « Les équipes se surveillent davantage »

Et le « Blaireau » d’anticiper sur un futur proche qui, à défaut de consacrer la puissance des équipes pourrait offrir plus de spectacle et de suspense. « Je pense qu’il sera de plus en plus difficile de voir de gros écarts, justement parce que les équipes se surveillent davantage, sont plus nombreuses à pouvoir espérer agir sur le déroulement de la course. Mais tout ça dépend tellement de la forme des leaders, de leur tempérament, des circonstances de course. »

Et lorsqu’on lui demande s’il aimerait se retrouver au coeur de ce peloton plus « démocratique », Hinault de nous répondre avec un sourire plein de malice : « J’aurais fait comme tout le monde, je me serais adapté. » Justement parce qu’il n’est pas monsieur tout le monde, il n’aurait pas aimé se retrouver dans un tel peloton ou alors pour rapidement mettre de l’ordre… et mieux le dominer !

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