samedi 2 mars 2024

Inquiétude avant le Chakhtior : les 3 raisons du malaise rennais

Chakhtior Donetsk - Rennes (jeudi, 18h45)

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Depuis sa victoire contre le PSG, le Stade Rennais n’a gagné qu’une seule fois en Ligue 1. Défense de plus en plus perméable, manque de concentration, mental défaillant, les Bretons inquiètent avant le déplacement à Varsovie, pour affronter le Chakhtior en Ligue Europa. Début d’explication.

La blessure de Martin Terrier fait mal

Martin Terrier était l’un des meilleurs joueurs rouge et noir depuis le début de la saison. Le joueur touché le 2 janvier lors de la victoire contre Nice est sorti sur blessure durant la rencontre. Victime d’une rupture des ligaments croisés du genou droit, le joueur est indisponible pour une durée de huit mois. Principale arme offensive avec 9 buts et 4 passes décisives en 16 confrontations, il manque à l’équipe rennaise. Karl Toko Etambi recruté pour pallier l’absence du marqueur rennais ne s’est pas encore complètement adapté à son nouveau club et était sur le banc au cours du dernier match de l’équipe face à Toulouse. Mais ce n’est pas le seul problème apparu dans le groupe d’Ile et Vilaine.

Une faiblesse défensive depuis la reprise

Jusque là, la défense rennaise n’était pas spécialement inquiétante ni particulièrement excellente. Avec 28 buts en 23 journées, elle se situe à la 9ème place des meilleures défenses de l’hexagone devant Monaco et derrière Lille. Mais sur l’ensemble des dernières rencontres disputées, l’équipe n’est plus la même dans ce secteur de jeu. Depuis la reprise de la compétition, les Bretons ont encaissé 14 buts en 7 rencontres. Contre Toulouse, les Rennais ont encaissé 3 buts en 10 minutes.

4 défaites sur ses 5 derniers matchs, des bévues qui se répètent… De quoi provoquer la crainte de Bruno Génésio. « Si je n’étais pas inquiet, je serais inconscient. Quand une équipe reproduit les mêmes erreurs, vous vous sentez le premier responsable. Je suis préoccupé mais ça fait partie des moments où on doit montrer qu’on est un vrai groupe » , a expliqué l’entraîneur rennais après le match à Toulouse. Une angoisse renforcée par des maladresses que l’ex-coach lyonnais qualifie également d’erreur de débutant, mais aussi d’un « manque de vigilance, d’engagement et d’agressivité ». Des qualités dont semblait pourtant pourvu l’effectif depuis le début de saison.

Un manque de mental dénoncé

Avec 24 ans de moyenne d’âge, est, avace Reims, l’équipe la plus jeune de Ligue 1. L’inexpérience et la jeunesse peuvent expliquer ce relâchement début janvier. Dans le groupe, certains pointent aussi un problème psychologique comme Benjamin Bourigeaud « On traverse une période compliquée. Mentalement, c’est dur, c’est une faiblesse mentale aujourd’hui. On plonge un peu trop rapidement dans le catastrophisme. On tente moins, on réfléchit trop et, à force de réfléchir, on prend des buts bêtes ».

Un constat inquiétant à quelques jours d’un déplacement à Varsovie pour y affronter le Chakhtior Donetsk en Ligue Europe. Au Pepsi Arena à Varsovie, les Bretons seront face à une équipe expérimentée sur la scène européenne, qui voudra profiter des faiblesses du club breton. Il reste trois jours à Bruno Génésio pour remettre ses joueurs dans le bon sens.

Killian Ravon

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