lundi 15 juillet 2024

Janelle Salaün : « J’ai décidé de prendre mes responsabilités »

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Championne de France avec Villeneuve d’Ascq, Janelle Salaün, qui jouera à Schio (Italie) la saison prochaine, va disputer ces premiers JO. Une opportunité unique pour l’ailière de 22 ans qui a passé un cap cette saison dans le Nord.

Les choses sérieuses commencent. Etiez-vous impatiente de démarrer cette préparation ?

Bien sûr ! On parle des JO. C’est un événement très excitant. C’est toujours bien de revenir en équipe de France.

Considérez-vous que votre statut en équipe de France a changé notamment avec les supers résultats obtenus en club ?

On verra avec la prépa, avec la manière dont Jean-Aimé (Toupane) va m’utiliser dans le groupe. Il y a un bon groupe de joueuses. J’ai senti sur la fin de saison que mon statut avait changé notamment en club ou j’ai pris une autre dimension.

Votre saison en club va-t-elle vous servir ?

J’ai vécu un Final Four pour ma première année en Euroligue. Cette expérience va me servir dans les grands moments. Avoir jouer une finale est un événement immense.

On a l’impression que vous avez franchi un gros palier. Est-ce aussi votre sentiment ?

Je pense qu’il me reste beaucoup de travail. Je sens que le club, mes coéquipières même les plus âgées avaient plus confiance en moi. Mais je peux encore plus prendre le leadership. Je peux toujours m’améliorer.

« Je veux apporter mon énergie, c’est ce qui nous a amenés loin avec mon club »

Cela s’accompagne-t-il par une volonté de plus prendre la parole dans le groupe, de prendre plus de responsabilités ?

Je veux que les choses viennent naturellement. Si on vient me voir, je serai capable de faire part de mon expérience. Ça fait tout de même deux ans que je suis en équipe de France.

Sur quels aspects pensez-vous avoir passé des caps ?

J’ai en tête les matches de play-off de qualification pour le Final Four en Euroligue où j’ai pris les rênes de l’équipe. J’ai décidé de prendre mes responsabilités.

L’une de vos grandes forces est la polyvalence. Avez-vous discuté avec le staff de votre utilisation dans l’équipe ?

Jean-Aimé (Toupane) sait que je peux jouer à plusieurs postes. Rachid (Meziane) m’a utilisée à pleins de postes différents. J’ai même été utilisé au poste 5 ou de meneuse. Je peux jouer des deux côtés du terrain.

Que pouvez-vous amener à cette équipe de France ?

Je veux apporter mon énergie, c’est ce qui nous a amenés loin avec mon club. J’ai su insuffler cela à l’équipe et je pense que ce sera utile à l’équipe de France. Ma polyvalence, le fait de pouvoir jouer à plusieurs postes et sur les deux côtés du terrain est aussi un atout majeur.

Pensiez-vous déjà aux JO il y a un an ou est-ce ce changement de statut qui a fait que les JO étaient une réalité et non un rêve ?

J’essaie de me projeter pas trop loin, j’essaie de voir l’étape suivante. Il y a quelque temps, c’était avec mon club. Maintenant que je suis avec les Bleues, je me projette d’abord sur la prépa puis après sur les JO. Avec les rassemblements et la finale de février, j’ai compris que je pouvais toucher un de mes rêves du doigt. Il y a un an, je n’imaginais pas du tout être aux JO.

« Il y a un an, je n’imaginais pas du tout être aux JO »

Il y a un deuxième évènement dans la famille : c’est la draft de votre frère le 26 juin. Comment allez-vous le vivre ?

Je vais vivre cela en Facetime, par visio. Je le verrai à travers les yeux de mes parents, de mes proches. C’est un évènement majeur dans sa vie, mais il est très confiant.

La même année, vous êtes en mesure de jouer les Jeux à domicile à Paris et lui d’être drafté en NBA. C’est incroyable !

C’est fou ! On nous a souvent sous-estimés, pas vus capables de faire certaines choses. Et aujourd’hui on y est. On est encore loin de notre pic, mais on y est, ça devient concret.

Avez-vous vous aussi des ambitions pour la WNBA ?

Oui j’en ai. Fortes. Le timing, le temps, l’opportunité, tout doit être réuni. Cet été, il y a beaucoup plus important à faire, mais pourquoi pas l’année prochaine.

Y pense-t-on encore plus quand on voit Carla Leite et Leïla Lacan qui ont été draftées récemment ?

Oui c’est très clair. C’est comme la NBA ou l’on voit que c’est plus accessible aujourd’hui. Ça donne envie. Mais je veux aussi attendre une opportunité, un projet concret qui me soit proposé et pas juste être en WNBA pour être en WNBA.

Propos recueillis par Yohan Mouchon

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