mardi 23 avril 2024

Jean-Pierre Dupoux (Pontault-Combault) : « Je suis un enfant de ce club ! »

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Frédéric Denat
Frédéric Denat
Journaliste

2022 aura été une grande année pour l’ailier gauche du PCHB. En honorant sa première sélection avec le Brésil, le pays d’origine de sa mère, Jean-Pierre Dupoux a réalisé un premier rêve. Au-delà d’une prometteuse fin de saison de Proligue (il a été élu joueur du mois en février), et d’une reconversion qu’il a déjà amorcée en passant ses diplômes de coach, deux autres défis l’attendent avec les Mondiaux en 2023 et les JO en 2024.

Comment avez-vous vécu votre première sélection avec le Brésil ?

Je savais que j’étais éligible et que j’avais le niveau. Avec un nom pas vraiment à consonance brésilienne, les sélectionneurs ont mis pas mal de temps à me repérer (sourire). Et lorsqu’ils l’ont fait, la Covid a retardé les choses. Ensuite le coach qui m’a sélectionné est parti, puis est revenu… Bref, j’ai pu réaliser mon rêve en mars dernier. C’est un aboutissement, une grande fierté car je ne pensais pas parvenir à évoluer à ce niveau un jour. Même si nous avons perdu deux fois face à l’Egypte en matches amicaux, le stage de préparation s’est bien passé. Le suivant, en Tunisie aussi.

Quels rapports entretenez-vous avec le Brésil ?

Je suis né à Rio, ma mère est Brésilienne et y a encore toute sa famille. Lorsque j’étais enfant, nous y allions tous les ans en vacances.

Quelles sont vos prochaines échéances avec la sélection ?

Pour préparer le Mondial en janvier 2023, nous avons un stage au Portugal en octobre et un tournoi en Pologne dans la foulée.

Avec quels objectifs ?

On espère atteindre le top 10 au Mondial pour se projeter avec ambition sur les Jeux Panaméricains en 2023 et évidemment les JO de Paris en 2024. Ces trois compétitions internationales sont des opportunités inespérées pour un joueur comme moi, je vais tout faire pour les disputer. Ce serait aussi peut-être une belle façon de finir ma carrière en beauté.

Jean-Pierre Dupoux et le Brésil, le souhait d’un top 10

Justement, quel regard portez-vous sur votre carrière ?

Quand j’ai commencé le hand avec des potes, pour m’amuser, j’étais loin d’imaginer pouvoir accéder au plus haut niveau français et international. Or, un an après, je me suis retrouvé à m’entraîner avec des pros, jusqu’à devenir capitaine de l’équipe et international ! C’est le résultat d’un travail et d’entraînements acharnés. Je suis un battant et je suis fier de ce parcours à Pontault. J’y suis depuis 2008, et je suis prêt à terminer ma carrière s’il le faut. Je suis un enfant de ce club !

Comment analysez-vous la saison de Pontault-Combault en Proligue ?

Après avoir fini 2ème à six points du 3ème la saison passée, je ne pensais pas que nous pourrions encore jouer le haut du tableau avec une équipe qui, sur le papier, avait moins d’atouts, un effectif moins expérimenté et des joueurs qui découvraient ce championnat. Or, c’est ce que nous faisons. Après une période de doute, nos onze matches sans défaite nous ont permis d’avoir plus d’ambition pour la fin de la saison.

« Il y a un gouffre entre la Starligue et la Proligue »

Au-delà du verdict de cette saison, le PCHB aurait-il les épaules assez larges pour exister en Starligue ?

L’écart est important et toutes les équipes qui obtiennent le deuxième ticket d’accession redescendent généralement de suite. Il y a un gouffre entre la Starligue et la Proligue que seule une augmentation importante du budget peut combler. Ensuite, le maintien peut déclencher une dynamique et débloquer des financements. Donc, dans cette logique-là, Pontault-Combault peut avoir sa place en Starligue, oui !

A un an de la fin de votre contrat, envisagez-vous déjà votre reconversion ?

J’ai été coach pendant cinq ans à Joinville jusqu’en N3, je le suis depuis deux ans avec la réserve de Pontault-Combault (en Excellence régionale), j’ai effectivement pour objectif de devenir entraîneur pro. Je passe mes diplômes pour ça. Si je pouvais continuer à vivre du handball, ma passion, ce serait formidable.

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