samedi 20 juillet 2024

Jean-Pierre Garuet : la terreur des mêlées

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Pilier droit international français implacable (42 sélections entre 1983 et 1990), Jean-Pierre Garuet en a terrassé plus d’un. Ceux qui ont voulu et osé se frotter à lui s’en souviennent encore…

Jean-Pierre Garuet-Lempirou a été communément surnommé affectueusement Garuche voire le Professeur. Il est vrai qu’il a théorisé, a sublimé l’art des mêlées. Le natif de Lourdes a ouvert la voie à une génération d’autres grands, comme lui, piliers droits français comme Franck Tournaire, Nicolas Mas ou Rabah Slimani. Ce joueur emblématique du XV de France était doté de cette capacité incroyable à fendre les mêlées adverses. Dans les années 1980, il est au sommet de son art.

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Jean-Pierre Garuet a commencé 3ème ligne

Il est si fort et solide qu’il est élu par deux fois meilleur pilier du monde. « Un pilier dans une mêlée, c’est comme un pilier de cathédrale. S’il s’effrite, c’est tout l’édifice qui s’effrite ». Quelle belle histoire que celle de ce gamin, fils d’agriculteurs, qui a grandi à Pontacq dans les Pyrénées-Atlantiques. Ses premières années de rugby, le petit Garuet les expérimente comme 3ème ligne, « le plus beau poste du monde » dixit Garuche.

Mais, à l’époque, on lui fait comprendre que sa taille (1m77) posera problème s’il veut s’imposer dans la grande équipe de Lourdes. C’est à l’âge de 20, 21 ans qu’il se reconvertit définitivement pilier. Le 13 novembre 1983 marque le moment de sa première cape en équipe de France face à l’Australie. Pendant sept ans, il porte avec force et brio le maillot bleu.

Terreur pour ses adversaires, il reste ce fidèle dans le pack, celui sur qui on peut vraiment compter. Même sa suspension de trois mois (voir encadré) n’empêchera pas sa marche en avant. Sélectionné avec les Barbarians français en 1986, il connaît une année 1987 pleine avec un Grand Chelem et une finale de Coupe du monde cette année-là. Passionné par son sport, il en aura été un magnifique ambassadeur.

Le chiffre : 1

Le 21 janvier 1984, il devient le premier joueur du XV de France à être expulsé en match officiel pour avoir enfoncé ses doigts dans les yeux d’un adversaire.
La France affronte pour l’occasion l’Irlande dans le cadre du Tournoi. Il
s’agit de la première participation de Garuet au Tournoi en remplacement de Paparemborde. Suite à cette fourchette, il sera suspendu trois mois.

Le saviez-vous ?

Comme il l’a confié à nos confrères de L’Equipe, Garuet n’oubliera jamais une victoire contre les All Blacks : « C’était le 15 novembre 1986 à Nantes. On avait tous la tête sur l’échafaud après la défaite à Toulouse une semaine plus tôt (719). On s’est réunis entre avants dans la chambre du capitaine, Daniel Dubroca, et on a pris une résolution : vaincre ou mourir. Et cela s’est vu sur le terrain » (victoire 16 à 3).

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