lundi 4 mars 2024

Jeux Olympiques : comment Maghnes Akliouche (Monaco) a séduit Thierry Henry

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Julien Huët
Julien Huët
Journaliste

Le milieu offensif de l’AS Monaco Maghnes Akliouche (21 ans) sera l’un des atouts de l’équipe de France Espoirs de Thierry Henry dans sa quête suprême : la médaille d’or aux Jeux Olympiques de Paris l’été prochain.

Selon les périodes, on le trouve génial ou terriblement agaçant. Ce ne sont pas les supporteurs monégasques qui prétendront le contraire. En octobre, après son doublé contre l’Olympique de Marseille (32), ils ne juraient que par lui. Début décembre, après une prestation individuelle calamiteuse face à Montpellier (20), il était invité à retourner parfaire sa formation sur le banc des remplaçants.

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« Il n’est quasiment jamais bon en titulaire, estime ainsi un supporteur monégasque, Guillaume, sur le réseau social X. Il est très bien quand il rentre par contre. Après, ça viendra avec le temps. » Thierry Henry semble en être convaincu. Dès sa prise de fonction à la tête des Espoirs minovembre, il l’a encensé :

« Ce qui m’impressionne le plus, c’est la façon dont il presse, dont il veut toujours la balle, son activité, son envie, son intention ». Malgré ces louanges, Thierry Henry n’a titularisé Maghnes Akliouche qu’une fois lors de ses quatre premiers matches à la tête des Bleuets, lors du carton face à Chypre (90). Mais le Monégasque avait toutefois été utilisé comme joker lors des trois autres rencontres.

Et il avait gagné d’autres compliments de Thierry Henry : « Je ne parle pas de ses qualités qui sont énormes, notamment se tourner, aller vers l’avant, faire la dernière passe. Ce qui m’impressionne, c’est son travail sans ballon. Cette intelligence de s’arrêter à deux mètres avant de se faire manger par un dribble. Et non se jeter bêtement dans le pressing. Il a cette faculté de compréhension avec et sans la balle. »

Etre encensé par la légende Thierry Henry, voilà qui n’est pas banal pour un gamin de 21 ans : « C’est très élogieux, a t-il commenté. C’est ce que j’essaye de véhiculer, cette détermination. On me donne une minute, deux minutes, j’essaye d’être tout le temps à 200%. »

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Henry : « ce qui m’impressionne, c’est son travail sans ballon »

Il faut au moins ça pour gagner du temps de jeu à Monaco tant la concurrence est dense : Golovin, Minamino, Ben Seghir… « Il y a une concurrence très forte, reconnaîtil. Mais elle est très saine, elle nous pousse vers le haut, à être très performants à l’entraînement et lors des matches, c’est une très bonne chose. Aujourd’hui, à mon poste, il y a un joueur comme Golovin qui fait partie des tous meilleurs en Ligue 1. Rien que de m’entraîner avec lui, j’apprends beaucoup au quotidien l’un de l’autre. C’est important de le regarder, mais aussi de montrer quand on en a l’opportunité. »

Avec des rôles parfois distincts : « L’approche est complètement différente lorsque l’on est titulaire ou que l’on rentre en jeu. Quand le coach fait appel à toi pendant un match, il faut être de suite prêt mentalement et physiquement. Il faut bien travailler à l’échauffement et regarder ses coéquipiers et adversaires. Le match commence dès que je suis sur le banc et il faut savoir être bon quand l’entraîneur te donne ta chance. »

Plutôt considéré comme un joker depuis le début de cette saison par l’entraîneur de l’AS Monaco Adi Hütter, il bénéficie tout de même de la confiance du staff monégasque : « Il s’entraîne de manière fantastique, estime le coach allemand. Ce n’est pas facile pour moi, car j’ai beaucoup de joueurs qui postulent pour débuter dans le onze. » Milieu offensif gaucher, Maghnes Akliouche était fan de Cristiano Ronaldo dans ses jeunes années.

Mais, il n’est pas autant obsédé que la superstar portugaise par les statistiques offensives. « Je travaille régulièrement sur l’abattage défensif, qui est je pense, inné en moi, atil même expliqué en conférence de presse à Monaco. Je sais que ce travail est important car si l’on récupère la balle, on peut aller vite vers l’avant. » Formé à l’INF Clairefontaine, il est devenu professionnel à l’AS Monaco, qui l’a récemment prolongé jusqu’en 2026. Son horizon à court terme le mène désormais vers les Jeux Olympiques 2024 :

« Je sais que c’est quelque chose d’immense, atil confié au Parisien. Ce serait un gros plaisir et un honneur de pouvoir participer aux JO de Paris. En tant que compétiteur, c’est clair que c’est dans ma tête. Les JO, ça me rappelle Usain Bolt quand il bat le record du monde du 100 m. » On aimerait surtout que cela nous rappelle à partir de l’été prochain la médaille d’or des Bleuets à Paris !

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