jeudi 23 septembre 2021

JO de Tokyo (course en ligne à 4h) : Pogacar pour un doublé, une surprise française ?

Départ de la course, samedi à 4 heures du matin

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La course cycliste en ligne (départ à 4h) est le premier grand rendez-vous des Jeux Olympiques. Après avoir dominé le Tour de France de la tête et des épaules, Tadej Pogacar est le grand favori.

Demain matin, à 4 heures (heure française), 130 participants prendront part à la course masculine de cyclisme en ligne. Une des premières grosses épreuves de ces Jeux Olympiques.

57 nations seront représentées. La Belgique, l’Italie, la Colombie, l’Espagne, la France et les Pays-Bas avaient la possibilité d’aligner jusqu’à cinq coureurs.

Pour aller chercher le titre olympique, les coureurs devront se surpasser. Etre stratèges et complets, avec au programme, 234 kilomètres et cinq ascensions.

« C’est un parcours très vallonné, puisqu’il y a une ascension qui monte jusqu’à 1400 mètres et beaucoup d’autres petites ascensions », explique Emmanuel Brunet, le manager Filières route & cyclocross à la FFC.

Les grimpeurs, grands favoris des JO de Tokyo

Le départ sera donné dans le Musahino Park à Tokyo. Les coureurs traverseront ensuite les préfectures de Kanagawa et Yamanashi pour finalement franchir la ligne d’arrivée sur le circuit automobile international du Fuji Speedway dans la préfecture de Shizuoka.

La course est non seulement longue, mais présente également de nombreuses portions montantes et descendantes. Ce qui rend ce parcours plus difficile que les précédents. Le dénivelé positif total est de 4865 m, ce qui rapproche l’épreuve des étapes reines du Tour de France.

Dans la première partie de course, les coureurs seront plutôt épargnés puisque la première difficulté n’intervient qu’au 80ème kilomètre, avec le sommet du Doushi Road à 1120 mètres. S’en suit pendant 150 kilomètres la montée de nombreux cols. En effet, les coureurs devront par exemple aller à l’assaut du Mont Fuji (14,3 kilomètres à 6% de moyenne). Mais également du col de Mikuni, une montée de 6,5 km à 10,6% de moyenne avec des passages allant même jusqu’à 20%.

Les coureurs bénéficieront ensuite d’une longue descente et de plat dans les 30 derniers kilomètres avant de finir sur la piste du Fuji Speedway. Avec les longues ascensions, les routes pentues et les hautes altitudes, ce sont plutôt les grimpeurs qui auront leur mot à dire.

Le grimpeur français David Gaudu peut tirer son épingle du jeu

Vainqueur du Giro en 2019, 2ème de la Vuelta en 2020, l’Equatorien Richard Carapaz a fait de ces JO sa priorité en 2021. Mais il ne sera pas le seul. Le vainqueur du Tour de France, Tadej Pagacar a fait le déplacement à Tokyo pour un incroyable doublé. Primoz Roglic est aussi du voyage.

La France, même sans Julien Alaphilippe, a aussi une carte à jouer. « On a été en 2019 et en 2020, la chance d’être parmi les meilleures nations du monde, puisqu’on est numéro 1 au classement UCI. Ce classement fait sur 8 coureurs démontre que les meilleurs coureurs français font partie des meilleurs coureurs au monde. On a de nombreux grimpeurs, mais on a également de très bons puncheurs. Le parcours nécessite les deux qualités donc on a notre chance », est convaincu Emmanuel Brunet.

La succession du Belge Greg Van Avermaet, vainqueur à Rio en 2016, est ouverte. Comme le vainqueur de la grande boucle, Wout van Aert et Adam Yates font notamment partie des favoris.

Dernière médaille d’or française, il y a 83 ans…

Les coureurs devront tout de même gérer leur récupération pour maximiser leurs chances de sacre à Tokyo. « Terminer la course la plus dure au monde le dimanche et moins de six jours après participer aux JO, c’est compliqué. D’autant plus qu’il faut prendre en compte le décalage horaire, un voyage assez long et la fatigue du Tour.

Néanmoins, on constate qu’à la sortie du Tour, certains coureurs ont du rythme, alors que ceux qui ne l’ont pas fait n’auront pas beaucoup de compétition dans les jambes. De notre côté, on travaille dessus.

La fédération a embauché il y a deux ans un docteur qui travaille sur les problématiques du sommeil et de chronobiologie. Il était même présent lors des tests de repérages où on a essayé de reproduire le timing rencontré au moment des JO afin d’être au plus proche de la réalité et d’être au mieux préparé ».

83 ans après le sacre de José Beyaert aux Jeux de Londres en 1948, un Français pourrait d’ailleurs tirer son épingle du jeu. On pense notamment à David Gaudu, un des meilleurs grimpeurs du monde, ou Guillaume Martin, qui s’est distingué sur le Tour.

> Les cinq coureurs français engagés :

David Gaudu, Guillaume Martin, Rémi Cavagna, Benoit Gosnefroy et Kenny Elissonde.

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