À 31 ans, José María Giménez a décidé de retourner sur les bancs de l’école pour achever un parcours qu’il avait interrompu durant son adolescence. Le défenseur uruguayen du Deportivo La Corogne a récemment évoqué les difficultés rencontrées pendant son enfance, notamment liées à des troubles de l’attention et à l’hyperactivité.
Dans un entretien accordé au syndicat des joueurs professionnels uruguayens MUFA, relayé par la FIFPro, le joueur aux 101 sélections avec la Celeste a raconté avoir longtemps eu du mal à comprendre son propre comportement. Il a également expliqué avoir découvert son trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) au moment où son fils de huit ans a reçu le même diagnostic.
À lireFlorian Thauvin en feu avec Lens, l’équipe de France en ligne de mire« J’ai un fils atteint de TDAH. Il a été diagnostiqué en même temps que moi, et il a 8 ans. Quand on m’a dit que c’était héréditaire, j’ai fondu en larmes, parce que pendant ces huit ans, je n’avais rien compris », a-t-il confié.
Durant sa jeunesse, son hyperactivité et ses difficultés comportementales ont fortement perturbé sa scolarité. Avec le recul, Giménez reconnaît que son attitude compliquait aussi le quotidien de ses enseignants. « J’avais même de la peine pour les professeurs qui devaient me gérer », a-t-il expliqué.
Un retour à l’école pour tourner la page
Son parcours n’a pas été facilité par les difficultés financières de sa famille. À 17 ans, le défenseur avait même envisagé d’abandonner le centre de formation de Danubio. Une aide financière proposée par le club l’avait finalement encouragé à poursuivre son chemin dans le football.
Aujourd’hui, Giménez souhaite également avancer sur le plan personnel en terminant ses études secondaires et en obtenant son baccalauréat. Cette décision ne date pas d’hier : durant ses dernières années à l’Atlético de Madrid, il avait déjà commencé à suivre des cours à distance pour préparer son retour en formation.
À lirePSG : les performances de Dembélé placent Zinédine Zidane sous pressionEn reprenant ses études à 31 ans, l’international uruguayen entend ainsi achever un objectif laissé de côté pendant de nombreuses années. Son témoignage rappelle aussi l’importance de mieux comprendre le TDAH et ses conséquences, y compris chez les adultes qui n’ont pas été diagnostiqués durant leur enfance.

