lundi 24 juin 2024

Juhann Begarin (Paris Basketball) : « Je suis fier d’être Guadeloupéen ! »

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

Seul Français drafté cette année (en 45ème position par les Celtics), Juhann Begarin (19 ans) vit sa première saison en Betclic Elite sous le maillot du Paris Basketball en attendant de rejoindre Boston.

Premier sport

« J’en ai fait beaucoup, du tennis, de l’athlé, de la natation, mais je crois que c’est le taekwondo. »

Premier club

« Le BMBC (Baie Mahault Basket Club, Ndlr) en Guadeloupe. J’y ai joué entre 10 et 13 ans. »

Premier match vu en tribunes

« C’était en Guadeloupe. Ce devait être une équipe, soit de mon père, soit de ma mère, qu’ils coachaient. »

Premier entraîneur qui a compté

« Ils ont tous compté, du premier au dernier ! Le premier s’appelait Augustin. »

Premier match en pro

« En N1, avec le Centre Fédéral, contre Andrézieux (défaite 101-51 le 14 octobre 2017, Ndlr). Je n’avais pas d’appréhension particulière. Cela reste du basket, il faut faire ce que l’on sait faire. »

Première idole

« Mes parents ! Ils ont été les premiers à jouer au basket. Mon père n’a pas pu être professionnel. Il avait le niveau, mais à ce momentlà ce n’était pas dans la culture de partir sans ses parents en Métropole. Aujourd’hui, à travers moi, il vit un peu son rêve. »

Premier dunk

« C’était au pôle France. Ce jour-là, on n’avait pas entraînement, mais on avait accès à la salle et on s’amusait à dunker. Je n’étais même pas en tenue et j’ai réussi. J’avais 14-15 ans et je mesurais entre 1m76 et 1m84. »

Premier titre

« Champion de la Guadeloupe poussins. Je suis encore en contact avec certains avec qui j’ai joué et qui sont pros comme Rodney Rolle en Espoirs pro à Cholet, Fabien Damase à Gravelines ou Krisley Castard qui est prêté à Boulogne en N1. »

Premier autographe

« Un autographe, non, mais une photo oui d’Alexis Ajinça et Teddy Riner. Ils étaient amis avec mon frère (Jessie, Ndlr) et venaient chez moi quand j’étais petit. Ils étaient là pour mon anniversaire et me donnaient des cadeaux. Moi le premier autographe que j’ai donné, ça devait être en équipe de France U16. »

Première interview

« La première, je ne m’en rappelle pas. Par contre, je me rappelle d’une dernièrement en Guadeloupe après la Summer League. Je suis toujours content de donner de mes nouvelles et de raconter mon expérience en Guadeloupe car c’est de là-bas que je viens. Je suis fier d’être Guadeloupéen ! »

« Alexis Ajinça et Teddy Riner venaient chez moi pour mes anniversaires »

Première fois en équipe de france

« J’avais fait la prépa U16, mais je n’avais pas été retenu, du coup j’avais fait un tournoi avec les U15 en 2018 pour ma première année en Métropole. C’était mon premier maillot de l’équipe de France. Je l’ai gardé comme tous mes maillots.

Les A font partie de mes objectifs à moyen terme. J’avais fait un rassemblement à l’INSEP en présence de Vincent Collet en projection des équipes de France futures pour nous transmettre les bases. Je pense souvent à Paris 2024. Mais les places vont être chères car aucun joueur ne fera l’impasse ! Les meilleurs iront. »

Premier contact avec la NBA

« Cet été. Avant, ce sont mes agents et mon entourage qui géraient les scouts et les franchises. »

Première fois avec le maillot des Celtics

« En fait, je ne l’ai jamais porté car j’ai mis seulement celui de la Summer League qui est différent. Même si ce n’est pas le maillot officiel, j’étais quand même super content. Je me suis dit que c’était le début de l’aventure.

Quand on est drafté, généralement on s’engage sur plusieurs années. C’était donc une fierté. J’avais eu l’info comme quoi je n’allais pas rester, j’ai donc essayé de montrer quelque chose de différent pendant la Summer League, mais ça n’a pas été suffisant. Pourtant, je me sentais prêt. »

Première fois son nom à la draft

« Dès qu’on a annoncé mon nom, j’étais très content et en même temps je ne réalisais pas. C’était un choc ! J’étais par contre un peu déçu car je n’ai pas pu assister à la draft.

On n’y a pas été autorisé en raison du Covid. Mon agent avait réservé une suite pour la famille et on l’a regardée à la télé. Je n’ai donc pas pu ressentir les mêmes émotions que si j’avais été sur place. Cela reste néanmoins une fierté car c’est le début de mon rêve, en plus à Boston, une très bonne franchise. Qui plus est, je suis le seul Français drafté cette année. C’est également une fierté. »

Premier salaire basket

« Avec le Paris Basketball. J’avais dû acheter des meubles ou des choses pour la cuisine pour chez moi. »

Premier tatouage

« Pour l’instant, je n’en ai pas. J’aime bien, mais j’attends d’être sûr de mon choix. »

Première fois confondu avec quelqu’un

« Quand j’étais petit, on me disait que je ressemblais à Carmelo Anthony car j’avais les cheveux coupés et je jouais avec un bandeau. »

Premier surnom

« Petit, je n’ai pas échappé à Juju. Aujourd’hui, c’est Begs. »

Première rencontre avec Kyle O’Quinn

« Lors du match amical contre Cholet. Juhann s’est bien intégré. Il rigole. Il a un gros passé en NBA, mais le jeu n’est pas non plus le même en Europe. Après huit ans en NBA, il lui faut un peu de temps. »

Première fois contre votre frère Jessie

« En match amical contre Châlons-Reims lors de ma première année au Paris Basket. J’avais fait un très bon match (sourire). On a rejoué contre eux l’an dernier en prépa. Là, on va s’affronter en Betclic Elite. Ce sera spécial car ce sera juste après Noël (le 27 décembre, Ndlr).

Après, ce sera un match comme un autre. Mes parents m’ont toujours appris que, sur un terrain, on n’avait pas d’amis, pas de frère ! J’ai d’autres frères qui jouent au basket. Un (Jems, Ndlr) joue à Vanves en N2 et un autre à Nantes, mais il est plus dans l’arbitrage et le coaching. »

Premier ami dans le basket

« Je l’ai rencontré avant le basket et le premier jour où je suis allé à l’entraînement en Guadeloupe. Aujourd’hui, il joue en N3 à la Roche, c’est Ludovic Leffet. »

Premier match en betclic

« Contre Dijon (défaite 94-78, Ndlr). Souvent, je ne fais pas attention à l’enjeu, mais au jeu. Il y avait quand même un côté excitant car c’était notre premier match dans l’élite, le plus haut niveau français.

La saison NBA reprend, mais je ne me prends pas la tête et je suis focus sur le Paris Basket. Je vais néanmoins suivre tous ceux de la même génération que moi qui ont été draftés pour voir qui marchent et qui marchent moins pour voir comment faire les choses pour être parmi les meilleurs.

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