lundi 3 octobre 2022

Juninho à Lyon : deux ans d’incohérences et des gros doutes…

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Rien ne va plus à Lyon, en plein marasme depuis maintenant plus de deux ans et l’arrivée de Juninho comme directeur sportif. On commence à s’interroger sur les compétences du Brésilien…

Alors que l’été des clubs français est marqué par les prouesses de Pablo Longoria et de Leonardo, chacun avec leurs moyens, sur le marché des transferts, sur les réseaux sociaux, certains supporters lyonnais se demandent si Juninho n’est pas en vacances.

A ce jour, deux joueurs ont rejoint l’OL : deux « second couteaux » en fin de contrat dans leurs clubs respectifs (Damien Da Silva, ancien Rennais, et Henrique, Vasco de Gama) et dont on est en droit de douter de leur capacité à évoluer dans un club du TOP 5, même en Ligue 1.

Pour l’instant, Juninho a le totem d’immunité

Pour l’instant, l’ancienne idole de Gerland, revenu lors de l’été 2019 comme directeur sportif, possède toujours le totem d’immunité et n’est pas encore sous le feu des critiques généralisées. Pourtant, depuis qu’il a posé les pieds à Lyon, les incohérences s’enchainent et plongent le club dans une situation de lus en plus délicate.

Tout a commencé par la nomination de Sylvinho au poste d’entraîneur. Une condition quasi obligatoire pour le retour de l’enfant prodige de l’OL tant désiré par Jean-Michel Aulas. Trop « vert » et manquant cruellement d’expérience, l’ancien entraîneur adjoint de la Seleçao est tombé, justement, après une défaite dans le derby contre… les Verts.

Il y a ensuite eu l’épisode de son remplacement. En choisissant Rudi Garcia, ex entraîneur de l’OM et ennemi juré des supporters lyonnais, Juni n’a pas forcément pris la bonne décision. Si la campagne de l’OL dans le final 8 (avec quand même énormément de chance contre City en quart de finale) a caché les maux lyonnais, le temps d’un été radieux, le club est passé deux fois à côté du podium. « Ce sont Aulas et Houiller qui ont choisi Garcia » disent les uns, « c’est Juni qui a eu le dernier mot » disent les autres. Bref, le Brésilien est passé entre les gouttes.

Tous les torts pour Rudi Garcia, vraiment ?

Même la sortie (mal venue et déplacée) de Rudi Garcia sous la forme « règlement de comptes à OK OL » n’a pas atteint le DS lyonnais. Mais le mal était fait. Ceux qui suivent le club le savent : la guerre froide Juninho – Garcia a fait beaucoup de mal à Lyon la saison dernière. La faute à qui ? A Rudi Garcia bien sûr. Quand on a le totem, on est certain de ne pas voir sa flamme s’éteindre.

A la fin de la pitoyable saison 2020/2021 de l’OL (avec cet incroyable épisode de la dernière journée qui voit les Gones s’incliner contre des Niçois sans rien à jouer, alors qu’un nul leur offrait la 3ème place…), la flamme de Juninho brûle donc toujours.

D’ailleurs, le DS –  si on enlève le fait qu’il échoue dans sa tentative de faire venir Galtier – fait un coup intéressant en faisant venir Peter Bosz sur le banc. Le profil de l’entraîneur néerlandais ravit en tout cas les supporters, tout aussi enthousiastes que deux ans plus tôt, quand Sylvinho a débarqué…

Peter Bosz, un entraîneur, sans munition

Mais, quitte à miser sur l’ancien coach de l’Ajax et Leverkusen, encore faut-il lui donner des munitions. Pas forcément des stars, style Messi ou Ramos, mais au moins des joueurs compatibles avec sa philosophie de jeu, tournée vers l’attaque, le dépassement de fonction et le mouvement.

Quitte à faire hurler les supporters lyonnais, on dira que Cornet (annoncé partant), Denayer (qui n’a toujours pas prolongé son contrat qui se termine en juin 2022) ou même De Sciglio (finalement pas retenu après son prêt) ont cet esprit.

Comme Maxence Caqueret (absent de façon incompréhensible au coup d’envoi à Angers), ou encore Houssem Aouar et Bruno Guimaraes, s’ils n’étaient pas préoccupés par leur avenir. Karl Toko Ekambi pourrait aussi en être s’il n’était pas aussi maladroit…

Le problème, c’est qu’avec des « si », Dijon serait champion de France et Nîmes encore en Ligue 1… Ces « si » justement sont gérés par le directeur sportif. Comme les fins de contrat (petit coucou à Memphis Depay dont le départ n’a pas fait pleurer Juninho) ou les prolongations de contrat. On pense ici par exemple à celle de Marcelo, 34 ans et prolongé jusqu’en juin 2023, après deux saisons « compliquées ».

Lyon : un effectif trop faible pour jouer le podium

Quand Paris, l’OM, Nice, mais aussi Monaco, c’est à dire tous les concurrents pour le Top 3 ont déjà été très actifs, l’OL est à la traîne. On se souvient d’ailleurs des propos de Jean-Michel Aulas, il y a pas si longtemps, expliquant qu’il n’avait pas besoin de recruter, évoquant les retours de prêt et les jeunes de l’académie.

Mais en l’état actuel, le président de l’OL, qui a si souvent été lucide et efficace au service de son club, se trompe. Un gardien fragilisé par une saison manquée, une défense  qui se repose sur le seul Denayer et une attaque complètement déséquilibrée (Slimani aligné à gauche à Angers semblait perdu)… La pauvreté de l’effectif lyonnais inquiète.

Si le milieu de terrain reste au niveau des ambitions du club, faut-il encore qu’il soit prêt, physiquement et psychologiquement, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. On a du mal à comprendre qu’il ait fallu deux matchs de championnat complètement ratées, pour que Juninho s’en aperçoive.

Il reste désormais 15 petits jours pour rectifier le tir. Déjà la saison dernière, l’OL avait perdu beaucoup de points en route en raison d’un mercato qui s’éternisait. Le club est en train de vivre le même scénario et, à ce train là, pourrait bien connaitre une troisième saison de suite sans qualification pour la Ligue des Champions.  Ce sera aussi la troisième saison de Juninho au poste de directeur sportif…

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