mardi 23 juillet 2024

Jusqu’où peut aller Bradley Locko (Brest) ?

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Principale révélation de la saison à Brest et en Ligue 1, où il figure dans l’équipe type, le défenseur latéral gauche de 22 ans est sur un nuage qui, dès cet été, pourrait l’amener très haut.

Avant de purger une suspension pour la dernière journée à Toulouse, de cette saison historique avec le Stade Brestois, il n’avait rien manqué ou presque, seulement 9 petites minutes, de la totalité des 33 autres journées de championnat (2961 minutes de jeu), joueur le plus utilisé de tous les effectifs de L1.

C’est au Parc des Princes, face au PSG (2-2) pour la 19ème journée, juste après l’égalisation de Pereira-Lage, qu’Eric Roy l’a appelé sur le banc pour ne pas aggraver une blessure et lui permettre de retrouver son poste de titulaire une semaine après face à Nice. La régularité de Bradley Locko est d’autant plus étonnante qu’il sortait d’un placard doré dans lequel Will Still l’avait envoyé au Stade de Reims.

A l’aune de l’intérêt manifesté par plusieurs clubs européens cet été, de Nottingham Forest à Naples, pour un joueur désormais évalué à plus de 10 M€, le président Caillot risque de regretter les 500 000 euros de son transfert en Bretagne. Pour peu qu’il brille en juillet et en août lors des JO avec l’équipe de France Espoirs, il sera bien difficile au Stade Brestois de le conserver. Sous contrat jusqu’en 2027, l’ancien pensionnaire du centre de formation de Lorient a retrouvé en Bretagne les conditions pour un épanouissement qui n’a pas toujours été évident.

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« Ce n’est que le début »

Avec son frère jumeau, Bryan, aujourd’hui attaquant en N2 à Avoine-Chinon-Cinais, ils ont partagé la même trajectoire à Vitry sur Seine pour débuter, à Ivry puis au CFF Paris et à Montrouge en U17 Nationaux où ils réalisent une performance unique en atteignant les demi-finales du championnat de France, une première historique pour un club amateur qui s’achève face au FC Nantes d’un autre arrière gauche devenu pro, Quentin Merlin.

Plutôt que les centres de formation d’Amiens ou Dijon, les deux frérots préfèrent Lorient pour rester ensemble. C’est pourtant en Bretagne, en juin 2020, que leur chemin se sépare pour la première fois de leur vie pour envoyer Bradley vers Reims où l’attend un premier contrat pro de trois ans. La suite, tout le monde la connait, surtout les Bretons qui ont découvert le profil très généreux et offensif d’un jeune papa qui vit sa meilleure vie.

« C’est la récompense de tout le travail effectué depuis mes débuts, un travail également collectif car sans mes coéquipiers je ne ferais pas partie des meilleurs joueurs de la saison, c’est clair, disait-il en marge de la préparation pour les JO avec les Bleuets de Thierry Henry. Ce que je vis, c’est un truc de fou. Et ce n’est que le début. »

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