samedi 26 novembre 2022

Kylian Mbappé : « Je veux emmener le foot français au sommet »

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Prolongation de contrat, ambitions sportives, droits à l’image… Les propos forts de Kylian Mbappé sur le PSG et Equipe de France.

Il y a un an, vous vouliez rejoindre le Real Madrid. Qu’est-ce qui s’est passé pour que finalement vous prolongiez au PSG ?

Tout le monde sait que l’année dernière je voulais partir. J’avais l’intime conviction que c’était la meilleure décision à ce moment- là. Maintenant, les années se suivent, mais ne se ressemblent pas. Aujourd’hui, le contexte est différent, tant sportivement que dans ma vie. J’étais aussi libre et en tant que Français et en connaissant mon importance dans le pays, un pays dans lequel je vais vivre, vieillir, où je vivrai après ma carrière, donc quitter mon pays, pas par la petite porte car je serais parti comme un grand joueur, mais il y a ce côté sentimental.

Le projet a également changé. Le PSG a envie de changer pas mal de choses sur le plan sportif. Ça m’a donné cette envie de continuer. J’ai le sentiment que mon histoire n’est pas fini ici que ce soit sur le plan collectif ou même individuel. J’ai encore des beaux chapitres à écrire avec Paris.

Comment avez-vous vécu ces semaines où vous avez hésité entre partir au Real et rester au PSG ?

L’avantage, c’est qu’il y avait une saison, donc des objectifs auxquels on était amené à répondre, on a notamment gagné le titre, mais bien sûr que ça pèse car c’était une décision difficile.

J’ai toujours voulu me réfugier dans mon football, c’est là où je suis bon, c’est ce que je sais faire. Je voulais aussi prendre le temps pour faire le meilleur choix possible, MON choix. Je n’avais pas de problème avec la pression. Je l’ai depuis que j’ai 14 ans !

« Au PSG, je ne dépasse pas ma fonction de joueur de foot »

Quel est votre droit de regard dans le recrutement ?

Je reste un joueur de foot. Je suis ancré dans un collectif. Même s’il y a des statuts dans une équipe, je reste quand même un joueur de foot et je n’irai pas au-delà de cette fonction. J’aime le football, j’aime parler foot, mais je ne dépasserai pas ma fonction de joueur de foot.

Quel jour avez-vous pris votre décision et comment l’avez-vous annoncée à vos coéquipiers et au Real ?

J’ai pris ma décision la semaine avant la fin de la saison. Je ne l’ai pas annoncé à mes, coéquipiers, le club ne voulait pas, il voulait garder ça secret pour que ce soit une surprise pour tout le monde, même s’il n’y en avait pas beaucoup, vous les journalistes vous étiez pas mal renseignés (sourire). Avant d’annoncer ma décision au Paris Saint-Germain, j’ai appelé le président Florentino Pérez. J’ai beaucoup de respect pour lui et son club. Ils ont tout bien fait pour moi en me rendant le plus heureux possible et en facilitant mon arrivée. Pour ça, je les remercie. C’était mon devoir de lui parler personnellement.

Nos liens étaient très proches. Ensuite, on a terminé les contours du contrat avec le PSG et on l’a annoncé au Parc des Princes, les joueurs l’ont donc appris à la télévision dans le vestiaire.

« Signer au Real plus tard ? Ce qui se passera dans le futur, je ne sais pas »

En prolongeant avec le PSG, dites-vous du même coup adieu à votre rêve d’enfant de jouer au Real ou espérez-vous toujours y aller un jour ?

Dans le football, il y a une vérité. J’ai appris à regarder juste devant moi et pas trop loin. Il y a un an, je ne pensais pas prolonger. Aujourd’hui, je pense avoir pris la meilleure décision. Je suis concentré sur ce nouveau projet et sur cette nouvelle ère. Ce qui se passera dans le futur, je ne sais pas. Qui peut savoir où il sera dans trois ans ? En tout cas, pas moi.

Le PSG et le Real ont dû essayer de vous convaincre chacun de leur côté. L’idée de réussir à Paris avec Neymar et Messi a-telle pesé dans votre décision ?

Le PSG et le Real sont des clubs qui n’ont pas besoin de convaincre. Ce sont de grands clubs. Pour tout joueur, c’est un honneur de jouer pour l’un ou l’autre. Maintenant, pour parler de Neymar et Messi, c’est sûr que jouer avec de grands joueurs, c’est ce que j’ai toujours voulu.

On a eu une première année difficile. Messi venait d’arriver, et Neymar s’est blessé et n’a pas pu enchaîner les performances. Mais la qualité de ces deux joueurs n’est plus à prouver. On a parlé un peu, mais pas beaucoup. C’était un choix personnel et quelle que soit ma décision ils la respecteraient.

Il y a trois ans, au gala de l’UNFP, vous vouliez plus de responsabilités au PSG, vous inscrire au centre du projet. Quelles peuvent être ses responsabilités ? Souhaitez- vous, par exemple, être le capitaine ?

J’ai toujours dit après coup que c’était une erreur ce que j’avais dit, peut-être le fond était bon, mais l’endroit, le timing et la forme ne l’étaient pas. Avec plus de maturité, je pense que les responsabilités s’acquièrent sur le terrain et c’est que j’ai fait après. J’ai réussi à gagner le respect de mes coéquipiers et des adversaires sur le terrain. Après, il n’y a pas besoin d’avoir des responsabilités pour s’investir dans un projet. Pour parler du capitanat, il y a déjà un capitaine au PSG (Marquinhos, Ndlr). C’est un joueur important de notre projet. Je n’ai pas envie de lui couper la tête. C’est un joueur important dans le vestiaire et il mérite son brassard. Ce n’est pas une priorité pour moi. Je n’ai pas besoin d’être capitaine pour donner mon point de vue et montrer l’exemple sur le terrain.

« Une nouvelle vague est arrivée et c’est juste donner un droit de regard sur notre nom, à quoi il est associé »

Que vous a inspiré le départ d’Angel Di Maria ?

C’est un grand joueur, une légende du club. J’ai joué cinq ans avec lui. J’étais heureux de jouer avec lui. J’ai beaucoup appris avec lui. La seule chose que je peux lui dire, c’est merci et bonne chance car c’est un joueur incroyable et une belle personne.

En plus de vos qualités sportives, votre nom est désormais associé au combat pour le droit à l’image, ça vous dérange ?

Une nouvelle vague est arrivée et c’est juste donner un droit de regard sur notre nom, à quoi il est associé. Je ne demande pas grand-chose. C’est juste que j’ai une carrière et j’ai envie de la gérer comme je l’entends, comme ça me correspond, avec les valeurs que je veux prôner. Je ne veux pas révolutionner le football ! Je n’y arriverai pas et ce n’est pas mon objectif, ce n’est pas mon combat.

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