vendredi 7 octobre 2022

La story de Lionel Messi : le miracle de la vie, l’abnégation de son père, le talent d’un génie…

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Connaissez-vous vraiment l’incroyable histoire ce Lionel Messi ? De ses débuts à Rosario à ses premiers exploits sous le maillot du Barça, en passant par son premier contrat, signé sur la serviette en papier d’un restaurant de Barcelone…

Considéré aujourd’hui comme le meilleur joueur de l’histoire (titre que seul Pelé peut lui contester), Lionel Messi revient de loin. Il a fallu beaucoup d’abnégation et de courage à l’enfant de Rosario, plus grosse ville de la province de Santa Fé, à environ 300 km de Buenos Aires, pour devenir ce qu’il est aujourd’hui.

Tout commence à Grandoli, un petit club de Rosario au début des années quatre-vingt dix. Léo a à peine plus de cinq ans, mais balle au pied, il mystifie des enfants de neuf ou dix ans.

Trop jeune pour intégrer officiellement une équipe, Léo impressionne déjà avec sa technique hors norme et ses accélérations foudroyantes. Quelques semaines plus tard, il intègre les Newell’s Old Boys, club vedette de la puissante cité portuaire de l’ouest du pays, où naquit également Ché Guevara soixante ans plus tôt, et qui est l’un des plus grands clubs formateurs du pays.

Il intègre le club à la demande de son père, Jorge, qui y fait une modeste carrière de joueur. Très doué techniquement, vif et rapide, le petit Messi reproduit déjà les gestes et les actions des plus grandes stars, avec une insouciance déconcertante. Tout le monde voit en lui une future étoile du foot.

Ramasseur de balle, il fait le spectacle à la mi-temps. Le public scande « Maradoo ! Maradoo ! », en référence à Maradona…

A la mi-temps des matches de l’équipe première, durant lesquels il officie comme ramasseur de balles, Léo prend un ballon et jongle devant les dizaines de milliers de spectateurs.

Médusés par les prouesses du gamin, ces derniers scandent « Maradoo », « Maradoo », tant les mimétismes avec Diego Maradona sont grands.

Au fur et à mesure qu’il vieillit, Messi impose chaque fois un peu plus son immense talent. Mais il y a un problème : si le petit Lionel vieillit, il ne grandit pas. Ou très peu.

Le verdict tombe : adulte, il atteindra au maximum 1,50 m !

A 10 ans, le cadet des Messi mesure 1,11m, la taille d’un enfant de six ans. Inquiets, ses parents le conduisent chez un spécialiste, le docteur Schwarztein, qui analyse les radios de Lionel. La sanction est terrible : il ne dépassera pas 1,50 m à l’âge adulte ! Seul un traitement à base d’hormones de croissance peut l’aider à grandir pour lui permettre plus tard de faire une carrière professionnelle.

C’est le premier traumatisme de sa vie. Cela aurait même pu tourner au drame. Lionel supporte les piqûres tant bien que mal, mais très vite, les 900 dollars (environ 750 euros) mensuels que coûte le traitement, deviennent trop lourds à assumer pour Jorge Messi, simple métallurgiste dans une Argentine en crise.

Las d’attendre après les promesses d’Eduardo Lopez, président du célèbre club argentin dont Léo est un des plus grands espoirs, le père de Léo cherche de l’aide ailleurs. Mais personne en Argentine ne veut miser sur un gamin de douze ans, qui plus est, obligé de combattre un « handicap » impossible à surmonter dans le milieu du football.

Son père empreinte de l’argent pour payer le voyage et décide de frapper à la porte du Barça

Jorge Messi ne veut pas voir la carrière de son fils brisée avant même d’avoir commencée. Il empreinte de l’argent pour payer un voyage en Europe et décide de faire passer des tests au fiston en Espagne, au FC Barcelone.

Quand Lionel et son père débarquent dans la capitale catalane, personne ne peut les recevoir. Carles Rexach, directeur du Centre de formation à l’époque, se trouve aux jeux Olympiques de Sydney et ne rentrera que dix jours plus tard. Qu’importe. Messi père et fils patientent dans un hôtel en rêvant d’un destin en or. Ils ne le regretteront pas.

Messi signe son premier contrat sur une serviette en papier

« Il m’a tout de suite tapé dans l’œil » aime à répéter Rexach aujourd’hui. Pour s’assurer de garder cette véritable « pépite d’or », le Barcelonais improvisera même un contrat sur une serviette en papier du restaurant où ils déjeunent après l’essai. Barcelone s’engage à prendre en charge le traitement du bambin. Le premier salaire de Léo Messi sera donc une piqûre intramusculaire de Norditropine par jour, pendant 42 mois ! Nous sommes en octobre 2000, toute la famille Messi vient s’installer en Catalogne.

A 17 ans, il porte le n° 30 et fait ses débuts avec les pros

Tout juste quatre ans plus tard, le 16 octobre 2004 exactement, Lionel a un peu plus de 17 ans lorsqu’il entre en jeu pour la première fois au sein de l’équipe première. Le traitement a fonctionné. L’Argentin se dirige vers le 1,70 m (il mesure 1,69 m exactement aujourd’hui) et porte le numéro 30.

Avant même de débuter avec les pros, sa réputation l’a devancé. Dans les travées du Camp Nou, on parle déjà de ce « gamin de 16 ans » auteur d’un exploit incroyable avec le Barça C en Tercera Division. Il reste quelques minutes dans la rencontre qui oppose les Barcelonais à la formation de Gramenet B qui mène 2-0. L’entraîneur décide alors de faire entrer en jeu Léo, 16 ans. Finalement, le Barça a gagné 2-3 grâce à un « hat trick » du gamin.

Quelques semaines plus tard, Léo joue avec les pros. Chacune de ses apparitions au côté de Ronaldinho fascinent et font couler beaucoup d’encre. Puis Messi marque l’histoire du club en devenant le plus jeune buteur pour le Barça au cours d’un match de Liga. Il a 17 ans, 10 mois et 7 jours lorsqu’il trompe le gardien de but d’Albacete. Pour la petite histoire, ce record a été battu en 2007 par le jeune Bojan Krkic, buteur face à Villarreal à 17 ans, 1 mois et 22 jours, grâce à une passe décisive de… Messi.

Une première clause libératoire fixée à 150 millions d’euros !

Au terme de cette première saison avec l’équipe professionnelle, Lionel Messi voit son contrat prolongé jusqu’en 2014, avec une clause libératoire fixée à 150 millions d’Euros. Exactement la même que Ronaldinho à l’époque !

Le président Laporta ne le regrettera jamais. Car la côte de Messi ne va cesser de grimper au rythme de ses dribbles courts et ses accélérations fulgurantes, capables de laisser sur place n’importe quel défenseur. Certains vont même jusqu’à tomber sur les fesses quand « la pulga » (la puce) – surnom qu’on lui a donné dès son plus jeune âge en raison de sa petite taille – est passée.

La fédération espagnole tente de le convaincre de rejoindre la Roja

La Fédération espagnole essaie même de le convaincre de porter le maillot de la sélection, mais Lionel veut gagner pour l’Argentine. En 2005, il réalise un véritable coup d’éclat en permettant à l’équipe d’Argentine junior de remporter le titre de champion du monde. Sacré meilleur joueur et meilleur buteur de la compétition avec six réalisations, il vit aux Pays-Bas l’un des premiers temps forts de sa carrière. Le premier mais certainement pas le dernier. Dans la foulée, Lionel Messi est convoqué chez les « A ». Pas encore pour y jouer un rôle majeur, mais pour continuer d’apprendre aux côtés des stars Albicelestes, et emmagasiner de l’expérience.

Dès lors, la fulgurante ascension du gamin de Rosario ne va plus s’arrêter. Malgré les blessures qui vont perturber son éclosion, l’Argentin prend de plus en plus de place au sein de l’attaque barcelonaise. De plus en plus souvent aligné dans le couloir droit, en lieu et place de Ludovic Giuly, il se révèle au grand public lors du match aller du huitième de finale de la Ligue des Champions à Chelsea.

Titularisé en attaque au côté de Eto’o et Ronaldinho, Lionel Messi va éclabousser le match de son talent. Barcelone gagne à Stamford Bridge (2-1) grâce à deux buts de Terry (csc) et Eto’o, mais l’Argentin a été le véritable bonhomme du match. Avant la mi-temps, il provoque l’expulsion de Del Horno, coupable d’une très vilaine faute pour l’arrêter.

Malheureusement, Messi se blessera lors du match retour au Camp Nou et manquera toute la fin de saison, dont la finale gagnée au Stade de France face à Arsenal.

Entre blessures et coups d’éclats, Messi continue d’être l’une des plus belles attractions d’une formation barcelonaise capable du meilleur comme du pire.

10 mars 2007 : un triplé dans le clasico, à 10 contre 11 !

Le deuxième fait d’armes de sa carrière, Messi va le réaliser le 10 mars 2007. Il n’a pas encore 20 ans et les 120 000 spectateurs du Clasico opposant le Barça au Real dans l’enceinte du Camp Nou vont s’émerveiller devant son talent. Alors que les Blaugranas sont réduits à 10, il inscrit un coup du chapeau et permet à son équipe d’obtenir un exceptionnel match nul face à son grand rival.

« El Pulga » ne se fixe pas de limite. Pour lui, le football est un jeu qu’il élève au rang d’art. Quelques jours après ce Clasico de mémoire, le Barça dispute la demi-finale de la Coupe du Roi face à Getafé.

L’équipe mène déjà 2-0 quand Messi s’empare du ballon dans son propre camp et accélère. Tour à tour, le Barcelonais passe en revue la moitié de l’équipe adverse, puis vient battre le gardien avec une incroyable facilité. Un but d’anthologie qui n’est pas sans rappeler celui d’un certain Maradona, avec l’Argentine face à l’Angleterre, en quart de finale de la Coupe du Monde 1986. C’est le plus beau but de la carrière de Messi. En attendant le suivant.

« C’est un joueur hors normes » (José Mourinho)

« C’est un joueur hors normes » (José Mourinho) ; « C’est le meilleur joueur du monde (…) Il est su une autre planète (Adrien Robben, ex joueur du Real Madrid et du Bayern) ; « Impossible de l’arrêter » (Déco, ancien coéquipier à Barcelone)… Tout au long de sa carrière, les superlatifs ne manquent pas pour parler du petit prodige de Barcelone. Avant la Coupe du Monde 2006, Diego Maradona en personne était intervenu pour que le numéro dix – sur le point d’être de nouveau attribué après avoir été retiré en hommage à l’immense talent de la star – soit confié à Messi. En vain. Ce sera Riquelme, pièce maîtresse dans l’équipe de Pekerman, qui en héritera.

Ce fameux numéro dix, Léo Messi l’a porté à Barcelone après le départ de Ronaldinho pour le Milan AC lors de  l’été 2008. Dans le cœur des Socios, le génial argentin a fera vite oublier les exploits du Brésilien, pourtant élu Ballon d’Or France Football en 2005.

Des Ballons d’Or, Lionel Messi en gagnera six au total avec le Barça. Cinq fois meilleur buteur de la Ligue des Champions, il remportera quatre fois la Coupe aux grandes oreilles et dix fois la Liga (huit fois meilleur buteur), avant de quitter le club les larmes aux yeux pour rejoindre le PSG.

Un septième Ballon d’Or l’attend déjà après sa victoire en Copa América (dont il a été le meilleur buteur et le meilleur joueur).

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