mardi 4 octobre 2022

La Super Ligue inéluctable ? Tout se joue devant la cour de justice de l’union européenne…

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Le projet de Super Ligue européenne, mort né en avril 2021, est loin d’être enterré. Si on écoute Vincent Chaudel, président de l’Observatoire du Sport Business, il est quasiment inéluctable, et pas si diabolique…

Les 11 et 12 juillet dernier, le projet de Super Ligue Européenne, repoussée en force par l’UEFA en avril 2021, était étudié par la Cour de justice de l’Union Européenne. Cette dernière rendra publique ses décisions, fin 2022 où au plus tard début 2023.

La plus haute instance de la justice en Europe dira surtout si l’UEFA est dans son droit, en menaçant les clubs qui défendent le projet. Dans le cas contraire, ce projet de « Ligue fermée » devrait logiquement revenir au goût du jour, voir plus encore, représenter l’avenir du football.

« La Ligue fermée ? C’est une éventualité, que ce soit l’avenir du sport »

« C’est une éventualité, que ce soit l’avenir du sport », explique le président de l’Observatoire du Sport Business, Vincent Chaudel. Au passage l’économiste du sport souligne une notion dont on n’a peu parlé. «  Le paradoxe, c’est que ce projet présenté comme « le diable », n’est pas venu de ceux qui ont de l’ ‘argent réellement, mais est venu de clubs détenus par des supporters ». Allusion au Real Madrid et au Barça notamment, deux clubs qui appartiennent à leurs socios…

Vincent Chaudel défend d’ailleurs la Super Ligue. « Il faut dédiaboliser la ligue fermée. Pour les amoureux de basket, que la NBA soit ouverte ou fermée, je ne crois pas qu’elle soit absente d’émotion. Il y a beaucoup d’émotion dans les ligues américaines, même si ce sont des systèmes de ligues fermées ».

La Ligue 1 et la Ligue des Champions, déjà des ligues fermées…

Le spécialiste en économie du sport va même plus loin dans son analyse. « Si on veut être totalement sincère, aujourd’hui, nos ligues « ouvertes » sont fermées, pour les trois quarts de la Ligue 1 ou les trois quarts des participants à la Ligue des Champions. Si vous regardez depuis dix ou vingt ans les clubs qui sortent de la phase de poule de la Ligue des Champions, vous allez retrouver des clubs venant de ce qu’on appelle le « big five » européen, à savoir l’Angleterre, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne et la France. De temps en temps vous avez un club néerlandais, un club portugais… mais la plupart du temps, les clubs proviennent des grands championnats ».

Pour Vincent Chaudel, l’histoire est déjà en marche. « C’est le sens de l’histoire. Si on va vers une Ligue fermée, ou une Ligue des Champions plus importante, on aura des championnats nationaux moins importants. En fin de saison, on va passer de 20 à 18 clubs en Ligue 1. L’avenir c’est plus probablement des championnats à 16 clubs ». 

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