vendredi 7 octobre 2022

NBA : pourquoi les Lakers ont renoué avec le titre dix ans après

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La saison NBA aura finalement pu aller à son terme. Dans la bulle d’Orlando mise en place pour les Playoffs, les Lakers ont été les meilleurs. Ils ont rendu le plus bel hommage possible à Kobe Bryant en remportant dix ans après leur dernier titre une 17ème bague historique.

Les Lakers ont attendu 10 ans pour décrocher et fêter le 17ème titre de leur histoire égalant pour l’occasion le record des Celtics. Un sacre obtenu au terme d’un 6ème match sans véritable suspense et parfaitement maîtrisé face au Heat (106-93). Les Californiens remportant la série 4-2. Le score ne reflète pas la physionomie du match tant la domination et la toute puissance des Lakers ont été manifestes face à une équipe de Miami diminuée par les blessures. Il aurait pu y avoir 40 points d’écart. Les Lakers sont les successeurs logiques de Toronto. Après cinq matches éreintants physiquement et moralement, le Heat a joué le match de trop, il n’y avait plus rien dans le moteur. Butler n’a pas suffi…

4ème titre pour James, 1er pour Davis

Omniprésents dans la raquette, adroits, vifs, premiers sur les ballons, les Lakers ont géré cette finale comme ils ont géré leur saison, avec une grosse personnalité même si, entre les matches 2 et 4, Miami s’est bien battue et a maintenu un peu le suspense. Preuve de la domination des Californiens en première période du match 6, quatre joueurs avaient inscrit 10 points avant la pause (Davis, Kentavious et Caldwell-Pope (15 points chacun) Rondo (13 points) et LeBron James (11 points)) : “J’étais pour Miami, c’est une équipe que j’ai toujours bien aimée car elle propose du jeu, mais les Lakers ont été physiquement plus costauds. Depuis la mort de Kobe, je pense aussi qu’ils étaient habités par sa présence. Il fallait qu’ils aillent au bout pour lui, c’est un beau symbole” explique Chris Warren, le meneur américain de Nanterre.

Il manquait, en effet, quelqu’un pour que les célébrations soient complètes. Champion en 2010 avec les Lakers, Kobe Bryant, disparu tragiquement le 26 janvier dernier dans un accident d’hélicoptère, aurait été fier de ses successeurs. Les joueurs semblaient portés tout au long de la saison par la présence de Kobe Bryant, ils étaient en mission, ce 17ème titre ne pouvait pas leur échapper, encore plus avec un LeBron James à un niveau stratosphérique. En dix finales disputées, James remporte son 4ème titre (il est le premier joueur à remporter le trophée avec trois équipes différentes, Miami en 2012 et 2013, Cleveland en 2016) avec, en deuxième période, le onzième triple-double de sa carrière en finale NBA (Magic Johnson, 2ème, en a réussi 8) avec 28 points, 14 rebonds et 10 passes décisives. Il a été logiquement désigné MVP des finales : “LeBron a été énorme, mais il faut parler aussi d’Anthony Davis. Il a fait une grosse saison. Sur la saison, le talon d’Achille des Lakers était les nombreuses pertes de balles. Sur la finale, ils ont bien travaillé sur ça, ils étaient attentifs, perdaient moins le ballon”, conclut Chris Warren.

Si LeBron James entre dans l’histoire, Anthony Davis démarre lui son histoire en décrochant son premier titre. Les deux amis ont été les grands artisans du succès des Lakers. Ils étaient venus pour gagner, ils l’ont fait dans une année tellement particulière pour les Californiens qui, après le deuil consécutif à la perte de l’une de leur légende, se sont offert un petit coin de ciel bleu.

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