dimanche 2 octobre 2022

Le journal de l’Euro : une formule qui n’a pas convaincu

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Voulue par Michel Platini, la formule de l’Euro répartie dans onze pays, n’a pas été aidée par la pandémie du Covid. Sportivement, elle a aussi clairement manqué d’équité.

Un mois après avoir joué le premier match de l’Euro à Rome contre la Turquie, l’Italie va jouer le dernier, à Londres face à l’Angleterre. Deux rencontres qui symbolisent l’originalité de l’édition 2020 (reportée en 2021 pour cause de Covid) qui a vu les matchs se dérouler dans onze pays différents.

Manque d’équité pour 25 matchs sur 51 !

Une formule instaurée par Michel Platini quand il présidait l’UEFA, qui est loin de faire l’unanimité. Si la formule choisie par le Français a l’avantage de faire voyager l’Euro dans onze pays différents, elle nuit aussi grandement à l’équité sportive.

Dans un format « classique », une équipe (parfois deux, en cas de co-organisation) profite de l’avantage de jouer à domicile, mais toutes les autres sont au même plan. Dans une formule classique seulement sept matchs (dans le cas où le pays organisateur va au bout) sur cinquante-et-un ne respectent pas l’équité sportive. Mais dans cet Euro,  il y en aura eu vingt-cinq !

Non seulement avec un avantage certain pour l’équipe qui jouait à domicile, mais aussi un inconvénient majeur pour celle qui devait se déplacer. Quatre jours avant sa demi-finale à Wembley contre l’Angleterre, le Danemark jouait par exemple à Bakou, après avoir joué son huitième de finale à Amsterdam… La Belgique a joué en Russie, au Danemark, puis de nouveau en Russie, puis en Espagne, avant de s’incliner en Allemagne contre l’Italie, qui de son côté avait joué ses trois premiers matchs à Rome, avant de jouer son quart à Londres.

On constate aussi que les quatre demi-finalistes ont joué leurs matchs de poule à domicile. Elles sont donc arrivées plus fraiches en huitièmes de finale en s’évitant des déplacements fatigants.

La pandémie aggrave la situation

Ce que n’avait pas prévu Michel Platini, c’est qu’une pandémie mondiale allait compliquer considérablement la situation.

En raison du Covid, dans la majorité des cas, seules les équipes qui jouaient à domicile ont pu compter sur leurs supporters. Quand ils étaient encore possibles, les déplacements de supporters ont été fortement perturbés par un règlement sanitaire très strict.

Ce n’est pas le cas pour Wembley, où aura lieu la finale ce soir et où les supporters italiens ne pourront pas venir, comme les Danois dans la semaine, pour la demi-finale.  C’était aussi le cas pour la demie entre l’Italie et l’Espagne, mais moins problématique pour une raison évidente. Les seuls supporters de la Squadra azzura ce soir derrière les hommes de Mancini seront les Italiens qui vivent à Londres.

Reverra-t-on un jour cette formule ? Rien n’est moins sûr… En 2024, on reviendra à une formule classique qui verra l’Allemagne accueillir l’Euro. Pour 2028, le (ou les) pays hôte sera choisi à l’automne 2022.

Si la Turquie est officiellement candidate, plusieurs pays ont (ou pourraient) présenter une organisation commune. C’est ainsi le cas de la Roumaine, la Grèce, la Bulgarie et la Serbie (officiel), alors que le Danemark, la Finlande, la Norvège et la Suède pourraient déposer un projet commun, tout comme le Portugal et l’Espagne. Quatre pays maximum, pas onze.

> FINALE : Italie – Angleterre, ce soir, 21h à Wembley (Londres)

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