samedi 13 avril 2024

Les propos engagés de Patrick Karam : « La religion doit rester en dehors du sport »  

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Le vice-président de la région Ile-de-France , chargé des sports et de la jeunesse, Patrick Karam dénonce avec indignation, sur Entreprendre TV, la soumission de la majorité LREM qui a refusé l’interdiction des signes religieux sur les terrains de sport. Une « soumission » qui, selon lui,  va générer beaucoup de problèmes sur le terrain et mettre en difficulté le mouvement sportif.  « Un véritable réquisitoire contre les dérives politiques qui laissent prospérer l’islamisme dans notre pays », ajoute l’homme politique.

« C’est un véritable scandale cette décision de rejeter l’interdiction du port du voile lors des compétitions sportives. C’est totalement contraire à la charte Olympique. Ceux qui ont créé les Jeux Olympiques ont rêvé d’une enceinte sans aucune intrusion de l’extérieur, où les gens pourraient se retrouver quelque soit leurs origines, leur religion et leur condition sociale. Nous, dans la région ile de France, on l’a fait. Il existe maintenant une charte de la laïcité de la république », explique l’homme politique, dans un long entretien accordé à Robert Lafont (présdent d’Entreprendre) et diffusé sur la chaine Youtube du titre.

« La lâcheté de la majorité présidentielle ».    

« Le vrai sujet d’aujourd’hui, c’est la décision de la ministre Roxana Maracineanu. Autoriser le voile sur les terrains va mettre en difficulté la Fédération Française de Football, car il y aura une opposition entre les valeurs de la FIFA ( Fédération Internationale de Football Association) qui l’autorise sur de mauvais prétextes, et la FFF qui ne l’autorise pas. Il y aura des incidents sur le terrain, il y aura des provocations, il y aura des violences. La ministre a mis le doigt dans un engrenage qui est absolument délétère. Et comme d’habitude, il existe cette ambiguïté de l’État. On ne voit pas intervenir Jean-Michel Blanquer ou encore Gérald Darmanin. Jamais ils ne se mouillent sur ce sujet ». Des mots forts prononcés par Patrick Karam, qui dénonce « la la lâcheté de la majorité présidentielle ».

Pour le vice-président de la région Ile-de-France, tout est lié. « J’ai une anecdote, au CREPS d’île de France, où c’est l’État qui tient le personnel. Il y a un homme qui veut devenir éducateur sur le judo, mais quand il rentre sur un tatami, il ne salue pas le portrait de Jigoro Kano ( ndlr : Fondateur du Judo), il refuse de serrer la main des femmes etc. Il y a des indices d’une personne qui commence à basculer dans la radicalisation. On ne peut pas en faire un éducateur. Un éducateur, c’est un homme qui parle aux enfants, qui a un poids colossal sur les enfants. Il doit être exemplaire et ne doit pas entraîner ces jeunes dans la dérive. Le directeur du CREPS m’a appelé pour me tenir au courant de la situation, en me demandant ce qu’il devait faire. Je lui ai simplement répondu : « est ce que vous avez appelé la direction des sports ? ». Il me dit : « Oui. Ils ont répondu « on ne peut rien faire ». Je lui ai tout de suite dit de convoquer une commission de discipline et de le faire virer. Il a donc été viré.

« Nous devons être fermes sur nos valeurs »

Le problème, c’est qu’un an plus tard, cet homme a été retrouvé ailleurs et il avait passé son diplôme d’éducateur. Ce n’est pas normal. Il faut chasser tous les fichiers radicalisés de nos terrains de jeux. Il faut faire en sorte qu’ils ne puissent pas être fonctionnaires. Quand on est fonctionnaire, on respecte l’État et on sert l’État, alors que là, ils ne servent pas l’État quand ils prônent autre chose, ils font passer la foi avant la loi ».

S’il reconnaît que le phénomène n’est pas encore majoritaire, le politicien prône la sévérité et en veut à l’Etat. « Le phénomène aujourd’hui n’ est pas majoritaire, mais il commence tout de même à devenir inquiétant. Il faut marquer un coup d’arrêt définitif, car nous devons être fermes sur nos valeurs », affirme-t-il.

« Le monde dans lequel nous pouvons porter les mêmes valeurs que dans l’occident n’existe plus, et ce phénomène existe aussi en France. Pour combattre ces changements, il faut s’appuyer sur la grande majorité des Français musulmans, car c’est chez eux que viendra le salut. C’est à partir d’eux que le changement commencera. Mais pour cela, il faut que l’État donne un cadre. Il faut que nous soyons fiers de notre identité et de notre culture. Aujourd’hui, ce refus de Madame la Ministre va à l’encontre de cette envie de changement et de retour dans un État dominé par nos propres valeurs et non celles des autres ».

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