vendredi 14 juin 2024

Ligue 1 : Der Zakarian, Gourcuff, Antonetti, Jardim, Favre… Des retours pas toujours réussis

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Jérémy Kinot
Jérémy Kinot
Journaliste

Avant Michel Der Zakarian, plusieurs autres entraîneurs ont aussi choisi de revenir sur le banc d’un club qu’ils ont déjà entraîné. Avec plus ou moins de réussite…

Michel Der Zakarian (Nantes), a déjà connu ça

2012, retour sur le lieu du crime

C’est la deuxième fois sans sa carrière que Michel Der Zakarian revient sur le banc d’un club qu’il a déjà entraîné. En 2012, le successeur de Romain Pitau à Montpellier, était revenu à Nantes, quatre ans après son départ forcé. Ecarté par Waldemar Kita en aout 2008, après seulement 3 matchs de Ligue 1, que les Canaris viennent de retrouver sous sa houlette. En 2012, alors que le club est retombé en Ligue 2, il est rappelé par Kita pour le faire remonter. Mission réussie : à la fin de la saison, Nantes retrouve l’élite. Mais au fil du temps, ses relations avec le président Kita ne vont pas s’arranger et, en 2016, après deux saisons compliquées, il quitte le club. C’est à la suite de ce deuxième passage, que Waldemar Kita le comparera à une 2CV, par rapport à « la Mercedes » Claudio Ranieiri, de passage sur le banc de la Beaujoire, un an plus tard.

Christian Gourcuff (Lorient et Rennes), le spécialiste

1991, retour gagnant à Lorient

De retour à Lorient, 5 ans après une première expérience enrichissante, Christian Gourcuff permet aux Merlus de découvrir la Première Division. Même s’il fera deux fois l’ascenseur entre la D1 et la D2 (puis Ligue 1 et Ligue 2), il part en laissant le club breton au plus haut niveau.

2003, nouveau retour gagnant chez les Merlus

Après un passage raté à Rennes, Christian Gourcuff revient encore à Lorient. Le club est en Ligue 2, mais retrouve la Ligue 1 trois ans plus tard. Cette fois, le FCL de Christian Gourcuff se stabilise parmi l’élite, avant que des désaccords internes ne le pousse vers la sortie, en 2014.

2016, un retour mitigé à Rennes

14 ans après son échec sur le banc de Rennes, Christian Gourcuff retrouve les Rouge et noir en 2016 pour un passage mitigé. Le club termine la saison 2016/2017 à la 9ème place. L’entraîneur breton ne résistera pas à un début de saison compliqué et sera finalement écarté en automne 2017 et remplacé par Sabri Lamouchi.

Fred Antonetti (Bastia et Metz), n’échappe pas à son destin

1999, retour sur le lieu de ses exploits

Le Sporting, où il faut joueur, est le club qui a fait connaître Fred Antonetti. Parti vivre une expérience au Japon après avoir permis aux Corses de jouer l’Europe (saison 97/98), il revient sur le banc de Bastia en 1999. Le club terminera 10ème en 2000 et 9ème en 2001, avec une qualification pour le 2ème tour de la Coupe Intertoto. Il quitte le club en fin de saison, reprochant à son président, un manque d’ambition.

2020, un retour amer à Metz

Un an et demi après avoir fait remonter Metz en Ligue 1, le technicien corse prend du recul pour rester au chevet de son épouse, atteinte d’une grave maladie. Toujours en relation étroite avec le club lorrain, Antonetti retrouve son poste en octobre 2020, pour remplacer Vincent Hognon (son ancien adjoint qui lui avait succédé). Il permet à Metz de terminer 10ème au terme de la saison, mais va vivre une saison 2021/2022 très compliquée, qui mènera les Messins en Ligue 2 et sera poussé vers la sortie au mois de mai, malgré un contrat courant jusqu’en 2024.

Leonardo Jardim (Monaco), un cas unique

2018, ça s’en va et ça revient…

Le cas de Leonardo Jardim est unique. En octobre 2018, le technicien portugais, qui avait conduit l’AS Monaco au titre de champion 2017 (avec une demi-finale de Ligue des Champions à la clé), est démis de ses fonctions pour ionsiffisance de résultats. Il est remplacé par Thierry Henry. Mais quatre mois plus tard, alors que les résultats ne se sont pas arrangés, Jardim est rappelé à la rescousse pour remplacer son remplaçant…  Il permet à Monaco de se maintenir en terminant 17ème, avec deux petits points d’avance sur le barragiste, Dijon.

Après un mercato estival ambitieux, l’ASM a du mal lors de la saison suivante et le Portugais finit par être limogé au mois de décembre 2019.  

Lucien Favre (Nice), rate son retour

Après le départ de Christophe Galtier au PSG, l’OGC Nice rappelle Lucien Favre, qui, en 2017, avait mis le club sur le podium. Mais très vite, on s’aperçoit que quelque chose ne va pas. Les Aiglons font un départ catastrophique et pointent à la 13ème place après 11 journées. Malgré un petit regain de forme avant la Coupe du Monde, une défaite en 32ème de finale de Coupe de France contre Le Puy, équipe de National, aura raison de sa place. Début janvier, il est remplacé par Didier Digard.

Bayern : Jupp Heynckens, le maitre du temps

A l’étranger, les exemples les plus marquants restent ceux de Zinedine Zidane, qui gagne la Liga en 2020 après son retour sur le banc du Real un an plus tôt (et 3 Ligue des Champions remportées), José Mourinho, qui remporte le titre en Premier League avec Chelsea en 2015 (après un premier passage entre 2004 et 2007), alors que le retour de Massimiliano Allegri à la Juventus, en 2021, reste un échec.

Mais le cas le plus incroyable reste celui de Jupp Heynckes, rappelé trois fois sur le banc du Bayern Munich, après une première expérience de quatre ans, entre 1987 et 1991. D’abord de retour en avril 2009 (nommé à la place de Klinsmann, en cours de saison, il permet au Bayern de terminer 2ème), puis en 2011 pour gagner la Ligue des Champions en 2013, il reviendra encore en 2017 pour une saison, avec un titre en Bundesliga (et une demi-finale de Ligue des Champions), avant de décider de prendre sa retraite

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