jeudi 25 avril 2024

Ligue 1 : ils se sont presque tous déjà fait virer !

NANTES - STRASBOURG (17H)

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Pascal Auchet
Pascal Auchet
Journaliste

NANTES – STRASBOURG (17H)

Les deux tiers des entraîneurs de Ligue 1 ont déjà vu leurs contrats cassés par leur employeur avant leur terme. Pourtant, cela ne les empêche pas de réussir aujourd’hui. Eric Roy (Brest) et Paulo Fonseca (Lille) en sont les meilleurs exemples.

Trois des quatre entraîneurs des rencontres du jour (Nantes – Strasbourg et Lens – Nice) sont sur la sellette et pourraient payer cher le prix d’une défaite. Mais est-ce grave pour leur carrière ? Se faire licencier pour cause de mauvais résultats est le lot de tous les entraîneurs. Très peu de coachs professionnels n’ont jamais connu les affres d’une mise à l’écart, avant la fin de son contrat, à moins d’être très jeunes.

Seulement 6 entraîneurs n’ont encore jamais connu l’échec

En Ligue 1, seulement six entraîneurs (un sur trois) n’ont pas vu leur contrat interrompu au moins une fois : Franck Haise (Lens), Francesco Farioli (Nice), Régis Le Bris (Lorient), Will Still (Reims), Pierre Sage (Lyon) et Carles Martinez Novell (Toulouse). En raison notamment de leur courte expérience sur un banc d’une équipe professionnelle.

On pourrait y ajouter Luis Enrique, qui n’a jamais connu cette mésaventure en club, mais seulement avec la sélection espagnole. Adil Hütter aussi n’a jamais été officiellement licencié, mais a mis un terme « à l’amiable » à sa dernière année de contrat avec M’Gladbach, en 2022. 

Si les entraîneurs qui ont subit le plus de déconvenues, son les deux plus âgés (Laszlo Boloni et Jean-Louis Gasset), Michel Der Zakarian (Montprellier) a aussi connu une carrière houleuse. Ses déboires ont commencé à Nantes, quand il est remercié en août 2008, au bout de 3 matchs, alors qu’il vient de faire remonter le club en Ligue 1. Le 11 octobre 2022, il connait le même sort avec Brest, où il est remplacé par… Eric Roy. Quatre plus tard, il rejoint Montpellier (qu’il avait déjà entraîné) puis sauve le club de la relégation.

Luis Enrique (PSG) : l’Espagnol, vainqueur de la Ligue des Champions en 2015, n’a jamais été écarté par un club en cours de saison, même s’il n’est pas toujours parti en totale sérénité. En revanche, il traine son échec lors de la Coupe du Monde 2022, avec la sélection espagnole. Deux jours après l’élimination surprise de la Roja en 8ème de finale par le Maroc, il est remplacé par Luis de la Fuente. 

Eric Roy revient en héros, 11 ans après !

Adil Hütter (Monaco) : l’entraîneur autrichien a connu un parcours quasiment parfait, réussissant quasiment à atteindre ses objectifs partout où il est passé. A l’exception de son passage au Borussia Mönchengladbach (2021/2022). Seulement 10ème au terme de la saison, le technicien de 54 ans n’est toutefois pas licencié, mais les deux parties décident de se séparer à l’amiable.  

Jocelyn Gourvennec (Nantes) : après des premiers pas couronnés de succès avec Guingamp  (qu’il amène du National à la Ligue 1, avec une victoire en Coupe de France et  une participation aux 16èmes de finale de la Ligue Europa), la situation se complique à Bordeaux. Un an et demi après son arrivée chez les Girondins (rejoints en juin 2016), il est écarté de ses fonctions pour absence de résultats. Il repassera quelques mois à Guingamp après le limogeage de Kombouaré pour tenter de sauver le club de la relégation (en vain), puis signe à Lille où son contrat sera rompu à l’amiable au terme d’une première saison laborieuse. 

Eric Roy (Brest) : avant de s’assoir sur le banc du Stade Brestois, Eric Roy avait passé plus de 11 ans sans coacher, occupant d’autres fonctions dans plusieurs clubs (Nice, Lens et Watford). Mais son passage sur le banc de Nice (mars 2010/novembre 2011) s’est interrompu en cours de saison. L’OGC Nice a ensuite été condamné à lui verser 689 000 euros de dommages et intérêts, dont 300 000 euros pour « licenciement abusif ».  

Pascal Gastien (Clermont) : s’il a dû se contenter d’entraîner des clubs modestes, le coach de Clermont a quand même vécu un licenciement. C’était lors de la saison 2014/2015, avec Châteauroux, qu’il rejoint lors de l’été 2014 après ne pas avoir été prolongé par Niort. Il est écarté en février, pour cause de mauvais résultats. 

Patrick Vieira (Strasbourg) : le champion du monde 1998 a déjà connu deux licenciements. En décembre 2020, il est écarté par les dirigeants de l’OGC Nice après une série de mauvais résultats (notamment en Ligue Europa), puis, un peu plus de deux ans plus tard, c’est au tour de Crystal Palace de se séparer de lui, avant la fin de sa deuxième saison dans le club anglais. 

Gasset et Bölöni, les plus anciens donc les plus exposés

Paulo Fonseca (Lille) : le Portugais est un des entraîneurs de Ligue 1 les mieux cotés, mais il a, lui aussi, connu les affres d’un licenciement. C’était en mars 2014 à Porto, à la suite d’une série de contre-performances. 

Jean-Louis Gasset (OM) : entraîneur expérimenté, celui qui a relancé l’OM a connu sa première mise à l’écart en novembre 1999, quelques mois après son arrivée à Montpellier. Alternant les postes d’adjoint, de co-entraîneur, de manager général, le Montepélliérain connait aussi une expérience contrariée à Istres en tant que numéro 1 (licencié en décembre 2006). Plus tard, après une longue période passée comme adjoint de Laurent Blanc (y compris en équipe de France), il prend la direction des Girondins de Bordeaux après avoir fait de belles choses à Saint-Etienne. Mais l’aventure bordelaise se termine mal, il est écarté par Gérard Lopez après une saison. Puis c’est l’aventure à la tête de la sélection de Côte d’Ivoire. Après le 4-0 infligée par la Guinée équatoriale, il donne lui-même sa démission. 

Laszlo Boloni (Metz) : à 71 ans, le Roumain est l’entraîneur le plus âgé de Ligue 1. Normal donc de trouver dans son CV quelques évictions. La première survint en octobre 2006, moins de 5 mois après son arrivée sur le banc de Monaco, après un début de saison catastrophique. Puis il ya aura le Standard de Liège qui mettre fin à son contrat en février 2010, après deux premières saisons pourtant exceptionnelles. Il signe en mai 2010 avec le champion d’Asie en titre, l’Al-Wahda, avant d’être licencié trois mois plus tard et seulement deux matches de championnat (une victoire et une défaite).

Ses deux dernières expériences avant d’arriver à Metz seront aussi très courtes. En août 2020, il est nommé entraîneur du KAA La Gantoise. Il sera remercié 25 jours plus tard, après trois matchs (deux défaites et une victoire) Un mois plus tard, on le retrouve sur le banc du Panathinaïkos Athènes. Mais il est licencié moins d’un an plus tard,  en mai 2021 alors qu’il reste deux matchs à jouer en championnat.

Et aussi… Julien Stephan (licencié par Strasbourg en janvier 2023), Luka Ester (licencié par Amiens en septembre 2020)

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