mercredi 17 juillet 2024

Ligue 2 : pourquoi le chaos guette les Verts et Laurent Batlles

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Jérémy Kinot
Jérémy Kinot
Journaliste

Avec un début de saison décevant, les Verts ont très vite enlevé leur costume de favori pour la montée. Au contraire, le pire guette l’équipe de Laurent Batlles, plus que jamais sur la sellette.

« Je sais qu’ils y passent du temps, je sais qu’ils cherchent des solutions ». En juillet, c’est en cas termes que Jean-François Soucasse, le président de l’exécutif, évoquait l’épineux dossier de la vente de l’ASSE. Plus de deux ans après l’officialisation de la volonté de céder le club par les actionnaires, ce dernier reste pourtant embourbé dans des difficultés sportives, qui l’empêchent de sortir de la deuxième moitié de classement, en Ligue 2.

Une situation qui inquiète fortement les supporters, pour la bonne et simple raison qu’elle bouche l’avenir du club du Forez, incapable de retrouver de l’ambition. Symbole de cette incapacité : le départ cet été de Jean-Philippe Krasso, en fin de contrat, pour l’Etoile Rouge de Belgrade. Les Verts ont vu filer le meilleur passeur de la saison 2022/2023 (12 passes et 17 buts) sans pouvoir lutter.

Caen – Saint-Etienne, déjà le match de la peur pour Laurent Batlles

Avec seulement une victoire au cours des cinq premiers matchs, les Stéphanois sont très loin de confirmer leur statut de favoris pour la montée. Mais il y a pire encore : il  y a quelques semaines, le site peuple-vert.fr révélait que le club devait rembourser une dette importante avant la fin du mois de juin 2024.13,5 millions d’euros exactement. De quoi crisper encore un peu plus les supporters qui ont assisté à l’affaiblissement de l’équipe pendant le mercato, avec les départs de Krasso, Nkounkou et Sow. 

Dans ce contexte, le match de la 6ème journée entre Caen et Saint-Etienne (samedi 16, à 15h), qui aurait dû être le premier gros sommet de la saison, sera surtout celui de la peur pour Laurent Batlles. Sa philosophie de jeu, très offensive, qui avait permis à Troyes de retrouver la Ligue 1, en 2021, est clairement remise en question. Principal objet de la critique : le coach des Verts n’a pas les joueurs pour jouer comme ça. Son milieu de terrain ne maitrise pas assez le jeu pour empêcher l’équipe de s’exposer.

Et puis les Verts marquent trop peu (la moitié de buts inscrits que le leader, Caen). Lors de la saison 2020/2021 l’ESTAC avait inscrit quasiment 1,6 but par match, contre moins d’un en ce début de saison. Un domaine dans lequel l’absence de Krasso se fait très cruellement sentir, mais aussi la forme de Gaëtan Charbonnier. Gravement blessé la saison dernière (rupture du ligament croisé antérieur du genou droit), l’ancien Auxerrois a besoin de temps.

Tout cela mis bout à bout, l’AS Saint-Etienne ne ressemble déjà plus du tout à un favori, si ce n’est par son nom de monument du football français. On a de plus en plus l’impression que seule une vente du club pourra l’aider à sortir de l’ornière.

Mais de ce côté-là, c’est l’immobilisme le plus total. Au point que l’on commence à douter de la réelle intention de vendre. « Pour trouver un acheteur, il faut d’abord être vendeur ! Je ne suis pas certain qu’ils le soient malgré les effets d’annonce », s’interroge Patrick Guillou, ancien vert et consultant pour BeIN Sport. «  Quelle fumisterie quand même avec du recul. Et tout cela sur la crédulité de la seule force vive : le supporter ». Des propos durs qui semblent pourtant refléter la réalité et prédestiner l’ASSE au pire scénario…

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