jeudi 29 septembre 2022

Ligue des Champions : les 4 raisons qui ont planté le PSG à Bruges

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Certes, le duo Messi – Neymar n’a pas été à la hauteur des attentes et la sortie prématurée de Mbappé, remplacé par un Icardi catastrophique, n’a pas aidé. Mais la contre performance des Parisiens hier à Bruges n’est pas due uniquement à ça.

Des choix contestables

Déjà au coup d’envoi, on s’étonnait de voir Mauricio Pochettino continuer à aligner Diallo sur le flanc gauche de la défense, mais après l’entrée en jeu de Nuno Mendes pour le dernier quart d’heure, on a halluciné ! Le jeune prodige portugais a apporté plus en un quart d’heure que Diallo en une heure et quart. Et en plus, sans jamais se faire prendre dans le dos… Sa vitesse, sa qualité de centre, son bon placement, ont permis au flanc gauche, catastrophique pendant plus d’une heure, de prendre le dessus sur le flanc droit des Belges. On aurait aimé voir ça beaucoup plus tôt.

Autre incompréhension : l’absence de Rafinha. Le Brésilien n’est même pas inscrit sur la liste UEFA pour cette phase de groupes ! Pourtant, en l’absence de Verratti, c’est un des seuls milieux de l’effectif capable de jouer dans des petits espaces. Hier, il aurait pu être utile pur extraire le ballon du milieu, dans la nasse mise en place par les Belges.

Autre interrogation : fallait-il aligner un 4-3-3 contre une équipe regroupée au milieu ? D’ailleurs, après la sortie de Mbappé, le club de la capitale s’est davantage organisé en 4-4-2 losange, Messi évoluant en soutien de Neymar et Icardi. On a vu du mieux, malheureusement gâché par un Icardi fantomatique, qui a tout raté et s’est retrouvé trop souvent hors-jeu.

Un mental défaillant

L’équipe se repose trop sur son trio d’ataque. En disant cela, on ne fait que répéter ce que tout le monde pense. Sauf qu’hier soir, ce n’était pas une question d’équilibre. On a clairement eu le sentiment que les milieux (en dehors d’Herrera), mais aussi Marquinhos, ont remis le sort du match entre les pieds de la MNM. Une explication au fait que les Parisiens se sont fait manger dans l’agressivité et les duels, en dehors de Kimpembe.

Cet état d’esprit s’est aussi traduit par une activité physique bien inférieure à celle des Belges. Les Parisiens ont beaucoup moins couru et étaient trop souvent loin de leurs adversaires.

Un milieu en dessous de tout

Choix humains ou tactiques… Le résultat est que le PSG a perdu la bataille du milieu. Enfermés dans la nasse formée par les Belges, les Parisiens n’ont pas été capables de ressortir les ballons (on n’a jamais vu les Parisiens perdre autant de ballons au milieu), mais ils n’ont pas fait les efforts nécessaires pour bien défendre (en dehors d’Herrera). C’est flagrant sur le but encaissé. Il suffit de voir le positionnement de Paredes pour s’en rendre compte. Les Belges ne sont pas en supériorité numérique mais Vanaken profite du très mauvais placement de l’Argentin pour marquer trop tranquillement.

Même constat pour Wijnaldum qui a été défaillant dans quasiment tous les domaines (placement, récupération et surtout, utilisation du ballon).

Des absences qui ont pesé

Il est clair que les absences de Verratti (blessé) et Gueye (suspendu) ont fait mal aux Parisiens. Le premier aurait pu aider le milieu à ressortir le ballon, alors que le second, en grande forme en ce début de saison, aurait sans doute été plus utile que Paredes (ou Danilo après la pause).

Ce constat prouve que si le recrutement des Parisiens est salué par l’Europe entière, en revanche, il n’est pas si parfait.  Si Thiago Motta n’a toujours pas été remplacé, des joueurs comme Kanté ou Pogba pourraient apporter.

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