mardi 27 février 2024

L’incroyable résurrection d’Andy Murray, avec sa hanche en métal !

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Encore vainqueur d’un match homérique hier contre Alexander Zverev à Doha, l’ancien numéro un mondial ne cesse de repousser les limites de son corps, alors qu’il était promis à la retraite il y a quatre ans.

Il est insatiable. Embarqué dans un troisième set, et alors qu’il semblait au bout du rouleau physiquement lors de l’ultime manche de son huitième de finale contre « Sascha » Zverev (16ème mondial), ce mercredi à Doha, Andy Murray a encore trouvé les ressources d’aller s’imposer au bout de l’effort, 7-5 dans la troisième manche. Opposé au novice Alexandre Muller, 170ème mondial, en quart de finale, il a remis ça aujourd’hui en s’imposant en trois sets contre le français de 26 ans, pour rallier sa première demi-finale de la saison.

Un début de saison de marathonien

Après un Open d’Australie des plus encourageants, où il aura montré à tous ceux qui osaient en douter que sa hargne de vaincre et son mental hors norme étaient, à bientôt 36 ans, aussi intacts qu’au premier jour, le Britannique ne cesse d’impressionner son monde, et peut même viser encore plus haut en cette année 2023 qu’il a démarré pied au plancher.

Après Berrettini et Kokkinakis à Melbourne, c’est donc Alexander Zverev, ancien numéro trois mondial, qui a subi les foudres d’un Andy Murray (presque) imbattable cette saison dès lors que la partie vire au marathon. Quatre ans après avoir annoncé, à Melbourne justement, être arrivé au bout de l’aventure, qui aurait pu croire à un tel destin ?

Meurtri par sa hanche depuis la saison 2017, alors qu’il sortait de la meilleure année de sa carrière et trônait au sommet du tennis mondial, le triple vainqueur en Grand Chelem tentait depuis de nombreux mois de revenir durablement sur le circuit, en vain. En janvier 2018, il était contraint de renoncer à l’Open d’Australie pour se faire opérer à la hanche et ne reprenait la compétition que six mois plus tard, sur le gazon du Queens. Après un automne marqué par son manque de condition physique pour enchainer les matchs, il mettait prématurément un terme à sa saison pour se préparer au mieux au premier Grand Chelem australien, en janvier 2019.

Malgré l’annonce de sa retraite, Murray n’a finalement jamais abandonné

C’est à la veille du coup d’envoi du premier majeur de la saison que l’ancien numéro un mondial annonçait vouloir ranger définitivement ses raquettes, dans l’idéal au lendemain du prochain Wimbledon, pour mettre un terme aux souffrances causées par sa hanche, décidément peu encline à guérir pour de bon.

Mais, après Wimbledon, le soldat Murray était encore là. En fin de saison, l’espoir renaissait petit à petit lorsque le Britannique remportait son premier titre depuis plus de deux ans et demi à Anvers, en battant Stan Wawrinka en finale. Toujours aussi inconstant et fragile physiquement, Murray jouait également peu de matchs en 2020, mais s’imposait contre un top dix (Alexander Zverev, encore lui, à Cincinnati) pour la première fois depuis Roland Garros 2017, soit plus de trois ans.

Sa progression continuait en 2021, où il a remporté plusieurs matchs de prestiges contre des joueurs du top 15, tels qu’Hubert Hurkacz ou Jannik Sinner, et terminait la saison aux portes du top 100. C’est alors en 2022 que le double vainqueur de Wimbledon passait véritablement un cap. Meilleur physiquement, de nouveau capable d’enchainer les matchs et les tournois, il retrouvait de sa superbe et réalisait une saison presque pleine, durant laquelle il s’est imposé à plusieurs reprises contre des cadors du circuit, à l’image de Shapovalov à Madrid) ou encore Tsitsipas Stuttgart.

Un ultime coup d’éclat en Grand Chelem ?

Rageur et râleur sur le terrain comme lors de ses plus belles années, Murray terminait la saison dans le top 50 et pouvait envisager la saison 2023 dans sa meilleure forme depuis de nombreuses années.

Désormais laissé tranquille par les pépins physiques malgré une hanche en métal, Andy Murray peut à présent voir en grand. Capable à son meilleur niveau de faire jeu égal avec les meilleurs joueurs du monde, il ne rêve désormais que d’une chose : réaliser un ultime coup d’éclat en Grand Chelem. Une tâche qui, à défaut d’être impossible, reste peu envisageable. Mais l’Ecossais, porté par sa résilience et sa détermination sans faille, est revenu de trop loin ces six dernières années, pour se croire désormais incapable de retrouver les sommets du jeu, qu’il n’aurait jamais du quitter.

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