jeudi 25 avril 2024

Longoria prêt à lâcher Sampaoli

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Jérémy Kinot
Jérémy Kinot
Journaliste

C’est dans un climat très tendu que l’OM s’apprête à recevoir Bâle ce soir. Pour l’instant, Pablo Longoria soutient Jorge Sampaoli, mais si ça se passe mal, le président de l’OM n’aura d’autre choix que de le lâcher.

Tant que les résultats sont en sa faveur, un entraîneur a toujours raison. Il a tous les droits, comme celui d’écarter Steve Mandanda, de se priver d’Alvaro Gonzalez, et même de faire des choix tactiques et humains qui divisent. Comme afficher une confiance aveugle à Gerson et Dimitri Payet, ou remettre en question la présence d’Arkadiusz Milik à la pointe de son attaque.

En revanche, quand les résultats deviennent moins bons (14 points pris en huit matchs en 2022, ce qui classe l’OM sixième sur cette période) et que le spectre d’une saison blanche vient hanter les couloirs, c’est une toute autre ambiance…

Un entraîneur qui perd a toujours tort

Celle dans laquelle Jorge Sampaoli a préparé la venue du FC Bâle, en huitièmes de finale d’une compétition qui est devenue une source de danger, plus qu’un moyen de se rattraper.

Car en cas de défaite dans ce que certains appellent « la Coupe d’Europe du pauvre », qui plus est, face à un adversaire largement à sa portée, l’entraîneur argentin aurait du mal à résister à l’humiliation de l’OM.   « Ce sont des moments difficiles mais j’apprécie ces moments. C’est là que j’apprends le plus, que je dois travailler le plus. Ce sont ceux où il faut foncer tête baissée et trouver des solutions», expliquait Jorge Sampaoli en conférence de presse.

Un mercato vu trop beau ?

Sauf que les points de levier sont en train de lui échapper. Notamment en raison d’un mercato que les supporters ont vu trop beau. Konrad de la Fuente n’est plus l’ailier virevoltant et buteur, Paulo Lirola et Leonardo Balerdi, respectivement payé 8 et 11 millions d’euros, sont décevants ou ne jouent pas, alors que Gerson est encore loin de convaincre et que Luan Peres a perdu depuis longtemps son totem d’immunité. 

Sans parler d’Amine Harit,  à la peine, les rares fois où Sampaoli lui fait confiance. William Saliba, Matteo Guendouzi et Cengiz Ünder sont convaincants, mais ça fait moins d’une recrue sur trois au rendez-vous. Arrivés en janvier, Cédric Bakambu et Sead Kolasinac ont peu d’influence sur l’équipe. Le Bosnien ne jouant pratiquement pas.

Si ça se passe mal contre Bâle…

Le constat est clair : Jorge Sampaoli fait ce qu’il peut avec ce qu’il a, et se trouve aussi aujourd’hui la victime des exploits de son équipe, qui lui permettent d’être encore sur le podium.

Coincé entre les supporters et l’Argentin, Pablo Longoria fait tout ce qu’il peut pour soutenir son entraîneur, avec lequel il parle beaucoup. Il aurait même abordé les sujets délicats du choix des hommes, allant jusqu’à lui demander de faire cohabiter Payet et Milik. 

Mais en cas de défaite ce soir (les supporters ont prévenu qu’ils ne la tolèreraient pas), où d’élimination dans une semaine, il ne pourra pas le sauver, sans risquer de plonger avec lui.

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