L’enquête sur les finances de Manchester City touche à sa conclusion et les Sky Blues savent que les conséquences pourraient être extrêmement sévères. Le club anglais est soupçonné d’avoir enfreint pas moins de 115 règles du fair-play financier de la Premier League, une affaire qui traîne depuis plusieurs années mais dont le verdict devrait tomber en 2026.
Contrairement à d’autres clubs anglais sanctionnés par le passé – souvent par des amendes, des points avec sursis ou des restrictions sur le mercato – Manchester City est accusé d’avoir utilisé des contrats surévalués en provenance des Émirats Arabes Unis, pays propriétaire du club, pour présenter des comptes équilibrés entre 2009 et 2018. Ces pratiques pourraient expliquer la domination financière et sportive du club lors des dernières saisons.
À lireTottenham renforce sa défense avec l’arrivée de Marcos SenesiLe dossier est colossal : 115 chefs d’accusation, dont 80 pour infractions financières, et près de 500 000 documents examinés par une commission indépendante. Des accusations de non-coopération avec les instances viennent s’ajouter, ralentissant l’enquête et complexifiant le processus.
Selon Kieran Maguire, expert financier du football interrogé par la version anglaise de Goal, Manchester City a été clairement averti que la sanction pourrait être historique. « Si le club est reconnu coupable de non-coopération, il risque une lourde amende, comme nous l’avons déjà vu avec l’UEFA », explique Maguire. Il précise également que la pénalité pourrait être beaucoup plus sévère que pour d’autres clubs. « Pour être cohérent avec ce qui a été infligé à Forest et Everton, il ne serait pas surprenant de voir une déduction comprise entre 40 et 60 points », estime l’expert, soulignant que la Premier League pourrait frapper fort pour donner l’exemple.
Cette décision historique pourrait donc redistribuer les cartes du championnat anglais, tandis que Manchester City attend avec appréhension le verdict sur ses pratiques financières.

