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Michael Carrick, choisi pour succéder à Ruben Amorim, réalise un début de mandat parfait : quatre victoires en autant de matchs. Dès ses premiers pas sur le banc, l’ancien milieu de terrain de Manchester United a insufflé de la clarté et de l’ordre dans un club en quête de stabilité. Sous sa direction, les Red Devils semblent enfin capables d’enchaîner, et Old Trafford retrouve un souffle qu’on n’avait plus vu depuis longtemps.
Un retour aux fondamentaux
Le succès de Carrick ne réside pas dans une révolution spectaculaire, mais dans une remise à niveau subtile mais efficace. Le jeu est plus direct, les rôles plus précis, et la confiance a remplacé les longues consignes incomprises. Avec un entraîneur qui connaît le club de l’intérieur – un « baby Ferguson », comme certains l’appellent – Manchester United retrouve un accent maison qui avait cruellement manqué ces dernières années.
Les choix tactiques illustrent cette logique : Kobbie Mainoo, mis de côté sous Ruben Amorim, retrouve sa place centrale et l’équipe adopte une colonne vertébrale claire. La victoire contre Tottenham (2-0) montre une domination nette, tant dans la possession que dans les occasions, et surtout une équipe qui sait désormais quoi faire… et comment le faire ensemble.
L’effet série
Quatre victoires consécutives ne font pas un titre, mais pour Manchester United, c’est un événement en soi. Sous Amorim, la série maximale atteignait trois succès, et rarement deux victoires consécutives. Carrick a déjà franchi ce palier mental et se rapproche de la dernière série notable du club, enregistrée sous Erik ten Hag en février 2024.
Cette dynamique est renforcée par le calendrier : pas de coupes européennes, pas de compétitions annexes, juste la possibilité d’installer une routine, récupérer et enchaîner les matchs. Avec West Ham et Everton en ligne de mire avant une série plus exigeante contre Newcastle, Aston Villa, Chelsea, Liverpool ou Brentford, les Red Devils voient la saison sous un nouveau jour.
Dans une saison marquée par les turbulences, une série de victoires peut suffire à raviver l’ambition – ou, plus simplement, permettre à un supporter comme Frank Ilett de ressortir sa tondeuse après des semaines de promesse tenue.

