mardi 25 juin 2024

Marin Cilic : « Je suis heureux sur le court »

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Le Croate de 33 ans s’est qualifié en cinq manches (5/7, 6/3, 6/4, 3/6, 7/6) pour la première fois en demi-finale de Roland-Garros contre un Andrey Rublev trop fébrile dans les moments cruciaux. Un magnifique retour au premier plan pour le vainqueur de l’US Open en 2014. 

Marin Cilic (23ème mondial), vainqueur de vingt titres en simple, est bel et bien de retour ! Pendant un an et demi le Croate vainqueur de la Coupe Davis en 2018, passé professionnel en 2005, ex 3ème mondial en janvier 2018, a connu pas mal de hauts et de bas. Pour des raisons diverses dont les blessures. Mais il signe cette année pour sa seizième participation, sa meilleure performance dans le tournoi Porte d’Auteuil après deux quarts-de-finale en 2017 et 2018. Rublev pourtant bien mieux classé que lui (7ème mondial) n’a pu empêcher sa marche en avant après 4h10 de lutte. La faute notamment à une défaillance émotionnelle dont il est encore trop souvent victime. Son bourreau du jour s’est montré bien plus costaud. Du même coup Cilic est devenu le cinquième joueur en activité (avec Federer, Djokovic, Nadal et Murray) à avoir atteint les demi-finales des quatre tournois du Grand Chelem. De quoi le faire réagir sur différents domaines après sa qualification contre le Russe.

« Faire ce que je sais faire »

Sur son adversaire en demi-finales (Casper Ruud) :

« J’ai déjà joué contre Casper à deux reprises (le Norvégien a remporté leurs deux affrontements, ndlr), une fois à Rome il y a deux ans. Il est l’un des meilleurs joueurs sur le circuit, en particulier sur terre battue. Sur 12 mois, il a remporté tellement de titres sur terre battue et il adore jouer sur cette surface. Il se sent très bien. Donc, ce sera un match très difficile. J’essaie de me concentrer sur moi. Je vais tenter d’avoir un gros service, un gros jeu et faire ce que je sais faire pour jouer contre ces excellents joueurs de la meilleure manière possible ».  

Sur l’éventualité de remporter un deuxième titre du Grand Chelem :

« Je ne réfléchis pas à quoi que ce soit de particulier trop en avant. Je joue un match après l’autre. Andrey a joué un match incroyable. Si j’avais été un petit cran en dessous de mon niveau, de mon meilleur niveau, je serais rentré chez moi. Je dois rester le nez dans le guidon et faire ce que je sais bien faire ». 

« Cela m’est un peu égal d’être sous les feux des projecteurs »

Sur le fait de faire partie d’un cercle très fermé de demi-finalistes minimum de tous les Grands Chelems :

« C’est incroyable pour moi d’atteindre tout ce que j’ai atteint et de faire partie de leur club, étant donc un des seuls joueurs actifs avec quatre demi-finales ou mieux dans les quatre Grands Chelems. Depuis 2017, je suis un peu de retour. Je me sens très bien sur la terre battue, j’ai eu de très bons résultats. C’est une saison tellement courte sur cette surface que c’est difficile de très bien réussir chaque année. Mais je me sens très bien sur le court, je m’amuse, je suis moi-même, je joue mon propre jeu. Je retire les fruits de ce travail et je joue un match après l’autre. Avec mon niveau, avec mon tennis, ces dernières années, si je retrouve une bonne forme alors je pratique du bon tennis. Je suis très fier et très heureux d’accomplir cela ». 

Sur le fait de n’être pas toujours placé sous les feux des projecteurs :

« Je suis satisfait de ne pas avoir trop de médias et pas trop de pression. C’était formidable, ces deux dernières années. J’avais des tournois avec très peu de demandes de presse. Mais en fait, c’est juste par rapport aux joueurs qui sont, eux, sous les feux des projecteurs. Ils sont vraiment en tête de la course depuis un grand nombre d’années. Quand je regarde ma carrière, j’ai eu d’excellents succès. J’ai gagné tellement de choses. Mais, par rapport à ces joueurs de très haut niveau, ce n’était pas aussi régulier. J’ai connu trois, quatre saisons formidables durant lesquelles j’étais très régulier. Ensuite, j’ai disparu un peu. Cela m’est un peu égal d’être sous les feux des projecteurs. J’essaie d’utiliser les opportunités que j’ai le mieux possible. A chaque match, je cherche à donner le meilleur de moi-même, pour sortir du court, heureux ». 

Son meilleur match en carrière :

« Contre Roger à l’US Open (demi-finales en 2014, 6/3, 6/4, 6/4, ndlr). Avant notre match, Novak avait perdu contre Kei et Roger n’avait pas remporté un Grand Chelem dans les deux années précédentes. Mais la foule était contre moi. Ils soutenaient, bien sûr, Roger. Le stade entier le soutenait d’ailleurs. Réussir cela à un tel niveau, c’est probablement mon meilleur match ». 

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