dimanche 21 juillet 2024

Markel Beloki (EF Education-EasyPost) : « Etre le fils d’un ancien champion me met forcément davantage en avant »

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Frédéric Denat
Frédéric Denat
Journaliste

Champion d’Espagne juniors du chrono, l’Espagnol déboule chez EF Education Easy-Post où, à 18 ans, il a deux ans pour prouver qu’il peut marcher sur les traces de son père, Joseba, trois fois sur le podium du Tour.

« C’est un accomplissement et une chance d’évoluer dans une équipe de World Tour où je vais devoir apprendre la réalité du cyclisme de haut niveau. » A 18 ans, Markel Beloki déboule dans un peloton que son illustre père, Joseba a quitté il y a… 18 ans sur trois participations aux trois grands Tours. A 32 ans, l’ancien coureur d’Euskatel, Festina ou la Once n’était plus au sommet, lui aussi impliqué dans l’affaire de dopage Puerto, mais ses trois podiums dans le Tour (2000, 2001 et 2002) raisonnent certainement encore dans la tête de son fils pour qui « le Tour de France reste la course de référence, celle que je rêve de faire un jour. »

Dans un profil proche de son paternel, mais aussi de son oncle, Gorka, qui accompagna la carrière de son frère à la Once et chez Brioches la Boulangère (ancêtre de TotalEnergies), Markel nous avoue « avoir un peu les mêmes caractéristiques que (mon) père, avec des capacités sur les chronos peut-être supérieures, et une prédisposition pour les courses à étapes sur cinq jours, une semaine, dures, qui correspondent le plus à mon pro l. » Du genre Tour des Asturies ou Tour de Catalogne que rem- porta son père en 2000 et 2001…

« Mon père m’a tout appris depuis que je suis tout petit »

En attendant de se ranger dans son sillon, c’est avec un titre de champion d’Espagne contre-la-montre juniors, une 2ème  place sur route, une 7ème  place aux Championnats d’Europe juniors et une 18ème  place sur le chrono des Mondiaux de la même catégorie disputé en août en Grande-Bretagne qu’il a su convaincre le staff d’EF Education de lui offrir son premier contrat pro de deux ans. Avec, toujours, et plus que jamais, la présence de papa dans son environnement : « C’est lui qui m’a tout appris depuis que je suis tout petit, lui qui m’a conseillé tous les jours et reste encore à mes côtés pour m’aider à bien gérer ma carrière. Son expérience m’est précieuse. »

Avant de découvrir la na- ture de son programme pour sa première saison professionnelle (il était licencié au MMR Cycling Academy), « les Championnats d’Europe et le Mondial, où une grande partie de ma famille était présente, restent à ce jour mes meilleurs souvenirs. » Eu égard à son potentiel et à sa détermination, ils devraient vite être remplacés par d’autres s’il parvient à gérer l’énorme attente qui entoure son éclosion. « Le fait d’être le fils d’un ancien champion me met forcément davantage en avant, je suis plus regardé, ce n’est pas toujours facile, surtout en Espagne. Mais je n’ai pas le choix, je dois faire avec.»

Avec, ou sans… comme quand il a réussi à lâcher son père, il y a trois ans, dans l’ascen- sion du Zaldarian, à Vitoria, lors d’une sortie d’entraînement qui a viré au dé . C’est peut- être ce jour-là que Joseba a compris que Markel avait sans doute le potentiel pour s’inscrire dans la lignée familiale.

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