La dernière fois que Matvey Safonov a gardé les buts du PSG, c’était le 3 mai dernier à Strasbourg. Officiellement déjà champion de France, le PSG avait aligné un équipe profondément remaniée, quatre jours avant la demi-finale retour de Ligue des Champions (2-1 contre Arsenal) et s’était inclinée 1-2.
Depuis, le gardien de but international russe ronge son frein sur le banc de touche. Furieux d’avoir vu le club de la capitale faire confiance à Lucas Chevalier après le départ de Gianluigi Donnarumma (poussé vers la sortie, justement pour faire la place à l’ancien Lillois), le joueur condamné à une place de n°2 s’est exprimé dans la presse de son pays début septembre. « Je m’attendais à la concurrence et je m’y attends toujours. Mon objectif est de prouver à chaque match et à chaque entraînement que je mérite ma place. Si j’en ai l’occasion, je ferai de mon mieux pour me montrer à la hauteur. »
« Mon objectif est de prouver que je mérite ma place »
Au delà de ces propos, finalement presque habituels chez un gardien de but remplaçant, le Russe a aussi laisser deviner une certaine impatience. « J’aurais aimé jouer (à la Coupe du monde des clubs). Cela fait maintenant trois mois que je n’ai pas joué. J’aimerais bien jouer ».
À lirePSG face à ses ambitions : 3 matchs en 9 jours, sans le droit à l’erreurDepuis, le gardien arrivé en 2024 en provenance de Krasnodar, moyennant 20 millions d’euros, a suivi les difficultés de Lucas Chevalier et fait comprendre en interne qu’il méritait sa chance. De plus en plus d’observateurs estiment d’ailleurs qu’il est au moins aussi bon que le n°2 en Equipe de France. On dit que le PSG ne veut pas le faire jouer pour ne pas mettre Lucas Chevalier à porte-à-faux.
Ce sont des rumeurs, au pire des maux, qui doivent se régler sur le terrain. En se rappelant que, la dernière fois qu’il a été encouragé à garder le but du PSG pour palier aux insuffisances du n°1, c’était en Ligue des Champions, il y a à peine plus d’un an. En déplacement à Munich, le club de la capitale s’était incliné 0-1, sur une grossière erreur du Russe sur corner.
