jeudi 29 septembre 2022

Melvin Bard : « On peut titiller le PSG ! »

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Julien Huët
Julien Huët
Journaliste

Apparu une première fois la saison passée, Melvin Bard (20 ans) est l’une des plus belles promesses de l’OL. Le latéral gauche, néo-international espoirs, se dévoile.

Melvin, vous sentez-vous désormais comme un membre à part entière du groupe professionnel ? 

Oui, maintenant, ça y est. Je suis dans le vestiaire depuis le début de la saison. 

Entre votre premier match à Nîmes le 6 décembre 2019 et le deuxième le 28 août contre Dijon, avez-vous trouvé le temps long ? 

(Sourire) C’est vrai qu’il y a eu du temps entre les deux… Mais, même sans jouer, j’ai beaucoup appris et progresser pendant cette période. C’est pour ça que le coach m’a lancé contre Dijon. 

« J’ai beaucoup progressé tactiquement »

Lors de vos débuts à Nîmes (4-0), l’OL avait longtemps joué à 11 contre 9. Que vous avait dit Rudi Garcia après cette première assez particulière ? 

La physionomie du match avait évidemment facilité mon entrée. Mais je m’étais donné à fond et très sérieusement. Le coach m’avait dit de continuer à travailler, sans rien me promettre. 

Rudi Garcia vous a lancé en pro. Avant lui, Sylvinho avait spontanément dit beaucoup de bien à votre sujet. Comment aviez-vous accueilli ces compliments ? 

Cela m’avait fait énormément plaisir. Il ne m’avait vu qu’aux entraînements en plus. Je pensais qu’il allait me donner ma chance, mais il a rapidement quitté le club. C’est le foot, c’est comme ça. Durant toute ma carrière, je vivrai des changements de coachs. 

Etes-vous un joueur différent par rapport à celui qui débutait il y a un an ?

Oui. D’abord sur le plan tactique. J’ai beaucoup progressé sur ce point, sans modifier mon engagement. Physiquement, je dois encore m’améliorer, ainsi que mon pied droit.

A quel moment pensez-vous avoir changé de statut ?

Peut-être pendant la préparation car j’avais réalisé de bons matches. Peu à peu, j’ai convaincu le coach de vraiment me lancer dans le grand bain. 

Le premier grand moment, c’est votre titularisation dans le dernier OL-OM (1-1) avec Florian Thauvin en adversaire direct. 

Oui. Etre titulaire dans un Olympico, c’était exceptionnel, d’autant que ce n’était que ma deuxième titularisation. J’ai su répondre présent, cela m’a fait plaisir, surtout contre un joueur comme Thauvin, champion du monde. J’espère maintenant pouvoir disputer le plus de matches possibles. La règle des cinq changements est une chance supplémentaire pour cela quand on est jeune et qu’on débute sur le banc. 

« J’ai appris à défendre et j’aime défendre »

Quel est votre lien avec l’OL ? 

Je suis né à Ecully, j’ai grandi dans la région. Je suis allé quelques fois à Gerland quand j’étais petit, mais je regardais tout le temps l’OL à la télé. 

Un match en particulier vous a-t-il marqué ?

Tous les matches de Ligue des Champions. J’aimais toute l’équipe, mais surtout Cris, « le Policier ». Après, j’ai aimé Lacazette et tous ces jeunes issus du centre de formation. 

Que représente le fait d’être pro à l’OL ?

C’était mon rêve depuis toujours. Quand on arrive au centre, cela devient un objectif. 

Comment avez-vous accueilli l’arrivée de Mattia De Sciglio ? Comme un concurrent supplémentaire ou comme un élément expérimenté qui va vous permettre de progresser ? 

C’est un concurrent, mais la concurrence fait toujours progresser. C’est bien de voir arriver des joueurs comme ça. 

Depuis quand vous êtes-vous stabilisé latéral gauche ?

Depuis mon arrivée à l’OL il y a quatre-cinq ans. Plus jeune, je jouais souvent ailier droit. J’ai aussi évolué au milieu. Maintenant, j’ai appris à défendre et j’aime défendre. J’aime aussi répéter les efforts, j’ai un gros coffre, c’est le bon poste pour moi. En réserve, j’ai aussi évolué en défense centrale à deux ou à trois éléments. 

Quel est votre modèle ? 

A mon poste, le seul qui me marque vraiment est Marcelo du Real Madrid. C’est un joueur exceptionnel : la technique, la vitesse, la puissance, la vision du jeu. 

Quels sont vos meilleurs amis dans le vestiaire ? 

Je suis pote avec tout le monde, mais ceux que je fréquente le plus sont Maxence Caqueret et Rayan Cherki car je les connais depuis longtemps, c’est normal. 

Les supporteurs attendent un titre depuis 2012. Allez-vous tout miser sur la Coupe de France cette saison ? 

Même le championnat ! Je pense qu’on est capables de le gagner cette saison. 

Vous êtes nombreux à le répéter depuis le début de la saison… 

On a un effectif vraiment très fort. Je pense qu’on a les capacités pour réellement titiller le PSG. 

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