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Même les coachs ont un préparateur mental

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Il n’y a pas que les joueurs qui sont conseillés, guidés, suivis, les entraîneurs le sont aussi ! Le coach mental est devenu nécessaire.

Ikhlas Bidau est une coach qui accompagne aussi la dimension mentale. Sa carrière inclut près de 20 ans d’activité en coaching et en développement du leadership des dirigeants et de leurs équipes. Elle est spécialisée en management et leadership et se passionne pour les sujets de la communication, de l’intelligence sociale et émotionnelle. Elle a aussi occupé des fonctions marketing et retail à très hautes responsabilités chez Adidas en France et à l’international pendant plus de dix ans.

Bidau a aussi eu une expérience de dirigeante d’un cabinet de coach international de dirigeants pendant 10 ans en Asie. Elle aime à dire qu’elle « aime l’humain et cela donne du sens à sa vie d’accompagner leur développement. Mon amour du sport a toujours été fort. J’aime profondément les valeurs du sport. Elles m’ont guidée dans ma vie. Il y a 17 ans, j’ai opéré une bascule de carrière. »

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20 ans d’activité dans le coaching mental

« J’ai voulu orienter mon énergie au service du développement de la personne. C’est un métier/vocation pour moi et mon épanouissement est total. Je veux accompagner les gens vers un meilleur être, un meilleur vivre. Ce sont les pré-requis d’un épanouissement et d’une performance durable tant individuelle que collective. Après 10 ans en Asie, j’ai voulu apporter mon expérience au service du sport français. »

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« J’ai eu une très belle expérience avec l’agence nationale du sport dans le cadre du plan coach, pour accompagner leur préparation aux JO Paris 2024. J’ai aussi travaillé en étroite collaboration avec les fédérations de basket et de rugby, sur cette période de préparation aux Jeux. Je suis pleine de gratitude pour ces collaborations ». Elle définit ensuite en ces termes certaines de ses convictions et de ses perceptions :

« Tout le monde ne se fait pas accompagner. Mais les personnes qui vont chercher du coaching sont animées par ce désir d’aller plus loin et de déployer leur potentiel et ceux des équipes dont ils ont la responsabilité. Elles sont prêtes à challenger leurs perspectives, leurs façons de faire, pour créer les conditions d’une collaboration qui soutient l’ambition. »

« Un travail fin sur le sportif »

« Pour parvenir à créer une dynamique positive et un système soudé et performant, il y a d’abord un enjeu d’alignement de la vision, de la direction et des conditions pour y aller. On travaille aussi à mieux se connaître pour mieux collaborer. On met en lumière les ressources existantes et on challenge les dérailleurs et freins à la performance. C’est la même approche dans le monde du sport et de l’entreprise. »

« Dans les deux cas, on part des hommes, de leurs convictions et de leur engagement pour et au service d’une mission. On élève le niveau de conscience sur les réalités et les enjeux et on construit ensemble l’identité de leur réussite. On travaille, sur la gestion de soi, de ses émotions et de sa communication. Il y a un aspect systémique à prendre en compte quand vous travaillez avec un coach car c’est le collectif qui fait la réussite. »

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« On doit donc intégrer dans le travail son écosystème et l’environnement dynamique et organique dans lequel il évolue. Et c’est toujours un travail très riche. On constate souvent que les tensions à l’intérieur du système sont relationnelles et multidimensionnelles. On défait alors les noeuds avec détermination et tact ! »

Les plus grands sportifs ont un coach mental

« Les leaders du monde du sport qui ont ce désir d’aller chercher la haute performance ont bien conscience que ce travail est nécessaire pour aller consolider une équipe de management et impacter tout l’écosystème autour d’eux, incluant les athlètes. Quand on parle de haute performance, l’association des trois dimensions stratégique, physique, et mentale est un pré-requis. Dans mon approche, je prends le meilleur de mon expérience dans le monde du sport et de l’entreprise au service de mes clients. Je vis des aventures passionnantes et enrichissantes ».

Elric Delord est un coach renommé de Betclic Elite. L’entraîneur de l’Elan Chalon, sans citer de nom, est en relation avec un coach mental depuis près de six ans.

« C’est parti d’un besoin personnel, pour échanger et enlever des verrous, plus dans la tête qu’autre chose. Cela m’aide à gérer ce qui touche à mon poste, dans ce qui peut aller de bien ou de moins bien. Cela évite de se perdre au milieu. Il y a aussi une partie qui m’aide en tant qu’entraîneur pour gérer des groupes, manager des personnes, des staffs. M’appuyer sur un préparateur mental m’aide le plus dans la gestion de groupe, dans mon apprentissage pédagogique et m’aide à rester stable émotionnellement sans jamais aller trop haut ou trop bas ».

Elric Delord en relation avec un coach mental

L’ancien entraîneur adjoint de l’ASVEL retire donc les fruits de ce type d’association qui se généralise : « Ce type de coaching est de plus en plus répandu. Mais cela fait 35 ans que cela existe au rugby en Nouvelle-Zélande. Il y a plus de 30 ans, les All Blacks ont intégré cela dans leur staff. Il n’y avait pas internet à l’époque ! C’est quelque chose de très répandu maintenant dans le sport de très haut niveau et quel que soit le sport. C’est lié aux coachs et aux athlètes. Et heureusement… »

« Quand les choses ne vont pas dans notre sens, on ne contrôle pas les résultats. Il y a des adversaires et des paramètres différents. Il s’agit plutôt alors de contrôler nos propres performances. Et pour un athlète sa performance à l’intérieur d’une équipe. Un joueur seul qui ne reçoit pas le ballon n’y est pour rien. »

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« Il faut alors gérer cette frustration. C’est tout un ensemble à gérer pour optimiser la performance. Pour être plus musculeux, plus en forme, on travaille sur le physique. Il faut travailler sur le mental de la même façon… ». Le sport de haut niveau aujourd’hui implique un degré d’excellence à tous les étages. Le secteur mental en fait forcément partie.

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