mardi 4 octobre 2022

Mike Maignan, symbole d’un LOSC ambitieux

Lille - Brest (17h)

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C’est déjà la sixième saison de Mike Maignan au LOSC. D’abord doublure puis titulaire indiscutable, il a tout connu dans le nord et s’affiche aujourd’hui comme un des meilleurs gardiens français, symbole de l’ambition des Dogues. 

C’est seulement à l’âge de 14 ans que Mike Maignan est officiellement devenu gardien de but. Avant, c’est comme joueur de champ que le portier du LOSC s’adonnait à la passion du football dans le club de Villiers-le-Bel. 

Doué pour le foot, ses qualités physiques lui permettent d’intégrer le centre de formation du PSG mais au poste de gardien. Quatre ans plus tard, il signe un contrat professionnel avec le club de la capitale.                         
Barré par Salvatore  Sirigu et Nicolas Douchez, le joueur né à Cayenne décide de partir pour grandir. En 2015, c’est le LOSC qui vient frapper à sa porte. Mais si Maignan rejoint le groupe dirigé par Fred Antonetti (qui arrive tout juste aussi), c’est d’abord comme numéro deux derrière Vincent Enyeama. 

Les débuts sont compliqués. Si Mike répond présent quand on fait appel à lui (il arrête même un penalty lors de sa première entrée en jeu après l’expulsion du Nigérian contre Rennes), ses débuts sont obscurcis par les temps difficiles que vit le LOSC. 

En six ans il a connu trois présidents et quatre entraineurs

Rien que lors de la saison 2016/2017, Maignan connaît deux présidents (Michel Seydoux et Gérard Lopez) et trois entraineurs (Fred Antonetti, Patrick Collot et Franck Passi). 

C’est Marcelo Bielsa qui en fait un titulaire à part entière à partir de l’été 2017. Alors que la révolution menée par le technicien argentin, qui écarte tous les cadres de l’équipe, tourne au fiasco, le Guyanais arrive tant bien que mal à tirer son épingle du jeu et aide les Dogues à se maintenir sous la coupe de Christophe Galtier, arrivé à la rescousse au mois de janvier.

La saison suivante va être celle de la confirmation. Le joueur formé au PSG dispute l’intégralité des trente-huit rencontres de championnat et garde dix-sept fois sa cage inviolée. Au passage, il détourne trois pénaltys.
Une performance qui n’est pas étrangère à la qualification du LOSC pour la Ligue des Champions. Le Lillois termine la saison avec un nouveau statut, confirmé par le trophée UNFP du meilleur gardien de Ligue 1 et validé par Didier Deschamps qui fait appel à lui pour remplacer Mandanda (blessé) et Lloris (accaparé par la finale de la Ligue des Champions) contre la Bolivie au mois de mai. 

Depuis, le portier de 25 ans n’a jamais quitté le groupe France, régulièrement appelé pour jouer les doublures derrière Lloris, Mandanda et Aréola. 

Les Bleus, la suite logique

Alors que le LOSC a dû mal à franchir le cap de la Ligue des Champions (un petit point pris seulement en phase de poule), lui continue d’apprendre et de progresser, tout en emmagasinant de la confiance.  

Et alors qu’Alphonse Aréola, prêté au Real Madrid avant de partir à Fulham, disparaît peu à peu des radars bleus, il devient le choix logique de DD en tant que n°3. Il lui faudra toutefois attendre cinq mois pour connaître sa première sélection, le 7 octobre dernier, en remplaçant Steve Mandanda à la mi-temps de France – Ukraine (7-1). Une suite logique pour celui qui a connu toutes les sélections de jeunes.

Départ remis à plus tard pour la Premier League

Annoncé en Premier League cet été, Mike Maignan a été retenu par ses dirigeants qui exigeaient 35 millions pour le laisser filer. Chelsea a immédiatement laissé tomber (et s’est finalement tourné vers Edouard Mendy, payé 24 millions à Rennes), alors que Tottenham, qui voulait en faire le successeur d’Hugo Lloris après une saison comme doublure, a décidé de revenir à l’assaut plus tard. 

Très ambitieux, le portier du LOSC a été affecté par ce non départ en Premier League, mais s’est vite remis au travail. Et si aujourd’hui Lille est en mesure de réussir un exploit retentissant en remportant le championnat de France, il n’y est encore une fois pas étranger. 

Interrogé en novembre dernier sur d’éventuels regrets d’avoir quitté le PSG et s’il aurait sa place dans le onze de Tuchel (à l’époque), le Lillois a préféré en sourire, tout en affichant ses ambitions. « Keylor Navas est un bon gardien, non (rires) ? Mais oui, je pense que j’y aurais ma place » a-t-il lâché. Avant de préciser : « Ce n’est pas de la prétention, c’est juste une réponse, car savoir si je serais titulaire aujourd’hui au PSG, ce n’est pas le genre de question que je me pose. Je suis très bien à Lille et je ne me fais pas de films sur moi en m’imaginant à Paris ou ailleurs. J’ai fait des choix de carrière, je les assume et je suis très bien à Lille aujourd’hui. »

Aujourd’hui oui, mais demain ? Son gabarit (1,90 m pour 80 kg), sa puissance et son talent le prédestine à la Premier League. Le fait d’être international lui ouvre aussi les portes de l’Angleterre malgré le Brexit. Lui qui a désormais connu un quatrième entraineur (Christophe Galtier) et un troisième président (Olivier Letang) à Lille sera à n’en pas douter un des enjeux du mercato estival dans le nord. 

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