dimanche 2 octobre 2022

Nantes : Kombouaré, un club à sauver, une image à restaurer

À lire

Antoine Kombouaré à Nantes, c’est une sorte de mariage de raison. Les deux parties ont besoin de restaurer leur image qui s’est passablement dégradée ces dernières années.

La carrière d’Antoine Kombouaré sur un banc de touche est atypique. Révélé comme entraîneur avec Valenciennes, tout juste promu en Ligue 2 (douze ans après l’affaire VA-OM) et qu’il fera monter en Ligue 1 dès sa première saison (2005/2006), promu entraîneur du PSG en 2009 où il sera écarté par QSI (nouveau propriétaire du club) en décembre 2011 alors que le club de la capitale était en tête du championnat (remplacé par Ancelotti qui verra Montpellier lui souffler le titre), le natif de Nouméa connaitra ensuite des hauts et des bas, avec trois licenciement en l’espace de six ans. 

C’est d’abord le club d’Al-Hillal en Arabie Saoudite, rejoint en juin 2012, qui met fin à son contrat en janvier 2013 (le club est pourtant deuxième) avant une expérience mitigée avec Lens. D’abord une montée en Ligue 1 en 2014 puis une descente immédiate la saison suivante. Il quittera le club au terme d’une pâle saison 2015/2016 terminée à la sixième place.

Guingamp, Dijon, Toulouse, trois expériences difficiles

Pour Antoine Kombouaré c’est le début des ennuis. Avec Guingamp qu’il rejoint dès le printemps 2016, il fait d’abord deux belles saisons, ponctuées par des dixième et douzième places, avant de prendre la porte trois mois après le début de la troisième (en novembre 2018).

Trois mois plus tard, malgré ce coup dur qui arrive finalement régulièrement à tout entraîneur digne de ce nom, Dijon vient le chercher pour une opération sauvetage. Le club est dix-huitième quand Olivier Dall’Oglio est prié de prendre la porte. Nous sommes en janvier 2019, le club restera à la dix-huitième place et ne devra son salut qu’à une énorme erreur du gardien lensois lors du match retour des barrages. Dijon sauve sa tête mais Kombouaré ne reste pas malgré la proposition du président Delcourt qui nomme finalement Stéphane Jobard sur le banc.

Le 14 octobre de la même année, on retrouve Kombouaré en pompier de service à Toulouse. Mal en point, le club de la ville rose décide de se séparer d’Alain Casanova. Mais l’expérience sera de courte durée. Moins de deux mois plus tard, l’ancien joueur de Nantes et du PSG (entre autres) est prié de prendre la porte au terme d’une série noire de dix défaites de rang. « Là-bas, je ne suis resté que deux mois. Je n’ai fait que dix matches à Toulouse, on ne m’a pas laissé le temps de finir mon travail », explique-t-il aujourd’hui.

10 victoires sur 50 matchs

Sur ses cinquante derniers matchs sur un banc de Ligue 1, Antoine Kombouaré n’en a gagné que dix. Un chiffre qui s’explique par le fait qu’à chaque fois, il a pris en main des effectifs en perte de confiance totale et qui étaient loin d’être les meilleurs de Ligue 1…

L’histoire se répète aujourd’hui avec le FC Nantes. « Les joueurs sont au plus mal, ils doivent retrouver du plaisir », a commencé par prévenir le successeur de Domenech.

Antoine Kombouaré est revenu à Nantes, « pour sauver ce club », mais aussi pour se prouver à lui-même qu’il est capable de faire mieux que lors de ces dernières expériences. « Oui c’est une revanche personnelle », n’hésite pas à expliquer le Kanak. « J’ai envie de me prouver que ce que j’ai fait, c’est de l’histoire ancienne ».

Après la revanche ratée de Domenech, il reste aux supporters nantais à espérer que la revanche de Kombouaré ne sera pas un nouveau fiasco.

spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Actu

spot_img
spot_img

À lire aussi