jeudi 25 avril 2024

Nemanja Matic : « Gamin, le ballon était mon seul jouet »

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Julien Huët
Julien Huët
Journaliste

Recrue phare de l’OL cet hiver en provenance de Rennes, le Serbe Nemanja Matic (35 ans), trois fois champion d’Angleterre avec Chelsea et qui s’est engagé jusqu’en 2026, a largement contribué au redressement de l’équipe de Pierre Sage, aujourd’hui en finale de la Coupe de France.

Que pensez-vous de la ville et du club depuis votre arrivée ?
La vie d’un joueur de foot est faite de voyages… J’ai été très bien accueilli à l’OL. C’est un très grand club et on ressent que les Lyonnais aiment beaucoup le club quand on se balade dans la ville. Lyon est aussi une ville très sympa avec beaucoup de choses à voir. 

Qu’est-ce qui vous a convaincu de signer à l’OL pour deux ans et demi alors que le club était relégable à ce moment ? Vous auriez pu vous retrouver dans une sacrée galère… 

C’est vrai que le club était dans une situation difficile, mais je sentais que c’était le bon club et le bon projet. Je comprends la question, il y avait un risque. Mais il y a des risques tous les jours dans la vie, par exemple quand tu prends ta voiture le matin pour aller au boulot. Nous sommes sur la bonne voie, je suis sûr d’avoir pris la bonne décision. 

« J’essaie de faire mon travail du mieux possible. Mais, comme l’équipe, je peux encore faire mieux »

Depuis votre arrivée, l’OL va beaucoup mieux. Peut-on dire que vous avez transformé le jeu et les résultats de l’OL ?
Ce n’est pas juste de dire que c’est moi seul qui ai transformé le jeu de l’équipe. Mais il est vrai que pour mon premier match nous avons battu Marseille (1-0) et cela a créé une dynamique positive. Personnellement, comme dans mes clubs précédents, j’essaie de faire mon travail du mieux possible. Mais, comme l’équipe, je peux encore faire mieux. 

Que s’est-il passé à Rennes ? En avez- vous voulu aux dirigeants ?
C’est simple. Sur le plan professionnel, j’étais très bien au Stade Rennais, c’est un club fantastique avec des gens incroyables. Comme à l’OL, on m’a très bien accueilli. Le seul problème est que j’ai trois enfants. Ils avaient l’habitude de fréquenter des écoles internationales avec des cours en anglais et nous n’avons pas trouvé ce type d’établissement à Rennes. La famille étant ma priorité, je ne pouvais du coup pas pleinement me concentrer sur mon métier de footballeur. 

Mais avant de signer à Rennes, ne saviez-vous pas qu’il n’y avait pas d’école internationale ?
On m’avait dit qu’il y avait une école internationale mais, les négociations ayant eu lieu pendant les vacances, je n’avais pas pu la joindre. A la rentrée scolaire, cela avait été un peu un choc. Ce genre de choses arrive, c’est désormais derrière nous. 

Pour revenir au foot, d’où vous vient cette façon de jouer ?
En fait, quand j’étais petit, j’avais plus de talent et je jouais numéro 10 derrière les attaquants. Puis j’ai beaucoup grandi très rapidement, j’ai perdu en technique et j’ai reculé au poste de numéro 6. Toute ma famille était très sportive, mon père jouait au football. Dans mon village, il n’y avait qu’un ballon, c’était mon seul jouet quand j’étais gamin. C’était où le football où le basket pour les gosses de mon village. 

« Je suis là pour aider les jeunes, mais également pour me focaliser sur mon rôle sur le terrain »

Parlez-nous de votre complémentarité au milieu de terrain à l’OL avec Maxence Caqueret ?
Je l’ai rencontré pour la première fois quand je suis arrivé. Il est très aimé dans le club et en dehors. Sur le terrain, il est talentueux. J’essaie de l’aider à travers mon expérience. Je me sens très bien avec lui sur le terrain. 

Encadrer les jeunes, aimez-vous ce rôle ? Orel Mangala disait qu’il vous connaissait à travers la Playstation !

Oui, j’ai entendu cette histoire, cela veut dire que je suis vieux (sourire). Certains joueurs ont une dizaine ou quinzaine d’années de moins que moi, je suis donc le vieux de l’équipe. Quand on joue au haut niveau, on a besoin de tout pour avoir la meilleure équipe. Je suis là pour aider les jeunes, mais également pour me focaliser sur mon rôle sur le terrain. En Ligue 1, chaque équipe a beaucoup de qualités, c’est un championnat compliqué. Pour nous, il faut aborder chaque match comme une finale. On ne peut rien promettre sur les résultats, mais on peut promettre qu’on va donner le maximum. 

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