mardi 4 octobre 2022

Nestor Combin : à Lyon, on l’appelait « La Foudre »

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Dans les années 60, Nestor Combin a illuminé l’attaque de l’OL. Lyonnais de 1959 à 1964, le Franco-Argentin a gagné la Coupe de France en 1964 avec l’OL.

« La finale de Nestor ». Les amoureux les plus passionnés de l’OL ne peuvent ignorer, ou alors il est l’heure de réparer cet oubli, son doublé victorieux lors de la première finale de Coupe de France remportée par l’Olympique Lyonnais en 1964 devant les Girondins de Bordeaux (2-0). Ce soir-là, « La Foudre » avait frappé deux fois au stade de Colombes. Elle était tombée une première fois sur le stade de Gerland le 31 janvier 1960 lorsqu’il avait inscrit son premier but sous le maillot des Gones contre Nîmes. Mais ce sera le seul d’une première saison discrète (6 matches, 1 but).

Arrivé à Lyon en tant qu’ailier droit, Nestor Combin se repositionne avant-centre. Il doit d’abord rectifier sa frappe de balle aussi terriblement puissante que terriblement imprécise. Ce sera vite corrigé : il marque 14, 11, 16 et 23 buts lors des quatre championnats suivants pour un total de 91 buts en cinq saisons, dont 68 en première division. 

41 buts en une saison avec l’OL ! 

Lors de sa dernière saison, en 1963/1964, il signe 56 buts en 59 matches officiels avec l’OL et les équipes de France militaires, Espoirs et A, dont 41 buts en 43 matches officiels toutes compétitions confondues avec Lyon. Tout simplement le record du club (lire ci-dessous). Ses exploits permettent à Lyon de se hisser en demi-finale de la Coupe de l’UEFA (ex-Ligue Europa) 1963/1964. Droitier, excellent de la tête, Combin inscrit alors 8 des 13 buts lyonnais lors de cette campagne européenne. Ayant obtenu son passeport français, il devient international tricolore (8 sélections, 4 buts, une participation à la Coupe du Monde 1966).

Il est recruté pour une somme record à l’époque (80 millions d’anciens francs soit… 121 000 € !) par la Juventus Turin au cours de l’été 1964. A Lyon, les anciens n’ont oublié ni son duo à la pointe de l’attaque avec Fleury Di Nallo ni son côté festif en dehors du terrain. Il paraît même qu’il mimait de s’endormir tout habillé pour mieux sortir faire la fête une fois que le directeur sportif de l’époque, Jean Tamini, était passé dans sa chambre pour vérifier qu’il était bien couché les veilles de matches ! 

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