mardi 11 mai 2021

Nicolas Vogondy (FDJ) : « Les championnats de France sont l’ADN de l’équipe »

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Frédéric Denat
Journaliste

Un an après avoir terminé au pied du podium à Argenton sur Creuse, l’actuel directeur sportif de la Team Pro Immo Nicolas Roux (Nationale 1) fut le premier chez FDJ, à Briançon en 2002, à remporter une épreuve qui allait devenir emblématique de l’équipe des frères Madiot. Nicolas Vogondy a remporté à deux reprises les championnats de France.

Que représentent vos deux titres de champion de France de 2002 et 2008 dans votre carrière ?

Mes trois titres puisqu’en plus des deux titres sur route, j’ai aussi gagné un contre-la-montre en 2010 ! Les championnats de France ont toujours représenté pour moi une date très importante et les gagner a été une énorme fierté. Porter le maillot bleu-blanc-rouge pendant un an, en courses comme à l’entraînement, reste un privilège que j’ai vécu avec beaucoup d’intensité et de bonheur. Ce premier titre en 2002 a aussi marqué mon passage chez les pros.

Nicolas Vogondy bluffé par les Frères Madiot

En quoi le fait de le gagner pour la Française des Jeux a-t-il ajouté à votre bonheur ?

Parce que les frères Madiot ont toujours entretenu une relation particulière avec les championnats de France. Ils l’ont été tous les deux, sur route et en cyclo-cross, ils n’ont jamais cessé ensuite d’insuffler un esprit bien particulier à tous leurs coureurs.

Mieux, chez FDJ puis Groupama, ils n’ont jamais voulu parasiter le maillot tricolore avec des publicités, il est toujours resté neutre, vierge de toute inscription. Comme un symbole. Ces championnats de France sont l’adn de cette équipe. J’étais fier d’apporter cet honneur à Marc Madiot qui m’avait tendu la main en me permettant de passer pro. C’était aussi le premier gros titre de l’équipe. J’ai en quelque sorte ouvert le bal.

Vous avez été aussi champion de France en 2008 avec Agritubel, sur route, puis en 2010 en contre-la-montre avec Bouygues Telecom… Mais le souvenir le plus fort reste celui de 2002, parce que c’est le premier et parce que ça représentait beaucoup pour la Française des Jeux. C’était une façon pour moi, à 25 ans, de me faire connaître au sein du peloton à une semaine de mon deuxième Tour de France, mon meilleur aussi (19ème, Ndlr).

« Le statut de champion de France est parfois lourd à porter »

Vous souvenez-vous du podium de 2002 à Briançon ?

Bien sûr, j’ai encore la photo accrochée dans ma cuisine entre Nicolas Jalabert et Patrice Halgand.

Ces trois titres sont-ils les trois sommets de votre carrière ?

En tout cas, cette image de spécialiste des championnats de France me colle à la peau. Je savais me surpasser pour ce genre de courses et j’ai aussi pu compter sur ma bonne étoile. Disons que j’ai su mieux me transcender pour ces championnats qui vous permettent de gagner en visibilité tout le reste de l’année.

C’est parfois lourd à porter parce que ce statut vous met plus de pression, vous êtes plus attendu et plus ciblé, mais, au final, vingt ans après, on m’en parle encore !

On imagine que vous n’êtes pas surpris de voir Groupama-FDJ perpétuer cette tradition ? Marc Madiot est très attaché à ces championnats de France et parvient au fil du temps à transmettre cet amour et cette motivation à tous ses coureurs. Et comme il en a de très bons, il n’est pas surprenant qu’au bout du compte ils gagnent plus que les autres !

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