À Lyon, la dynamique positive ne repose pas uniquement sur le talent. Elle s’appuie aussi sur l’engagement total des joueurs. Abner Vinicius en est aujourd’hui l’un des symboles. Depuis plusieurs semaines, le latéral gauche brésilien enchaîne les rencontres avec l’Olympique Lyonnais, malgré un état physique loin d’être optimal.
La blessure de Nicolas Tagliafico à la cheville, survenue fin janvier face aux Young Boys de Berne, a contraint Paulo Fonseca à revoir ses plans. Victime d’une entorse, le champion du monde argentin est indisponible pour plusieurs semaines, laissant Abner seul titulaire à son poste. Résultat : trois matchs disputés en totalité en seulement six jours pour le joueur de 25 ans.
À lireGriezmann et l’OM : une ambiance du Vélodrome qui l’a marquéUn rythme soutenu que le staff aurait préféré éviter. Mais les options sont limitées, d’autant plus que le Brésilien traîne encore une blessure aux adducteurs contractée en septembre. Un pépin physique qui ne l’a jamais réellement quitté.
« Ce n’est pas totalement réglé, c’est délicat, mais je fais avec », confiait-il après le succès à Nantes. « Ça traîne depuis des mois. Ça cicatrise doucement, mais il faut apprendre à jouer avec la douleur. »
Conscient des risques, Abner Vinicius continue pourtant de répondre présent, mettant l’intérêt collectif avant le sien. Un sacrifice qui illustre l’état d’esprit insufflé par Paulo Fonseca depuis son arrivée.
La bonne nouvelle pour le défenseur lyonnais, devenu récemment papa, vient du calendrier. Les prochaines semaines s’annoncent plus légères avec un seul match par semaine. Un répit bienvenu qui pourrait lui permettre de se soigner pleinement et d’aborder la dernière ligne droite de la saison avec un corps enfin libéré, au moment où l’OL nourrit de grandes ambitions.

