vendredi 14 juin 2024

Olivier Delcourt (Dijon) s’en prend à ses joueurs : « Qu’ils partent, et vite ! »

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Plus que la descente en Ligue 2, c’est l’état d’esprit affiché par une majorité de ses joueurs qui a fortement déçu le président du DFCO. L’heure est venue de faire le ménage pour Olivier Delcourt qui annonce que les trois quarts de son effectif ne sera plus là la saison prochaine !

C’est malheureusement déjà l’heure du bilan pour le DFCO, relégué bien avant la fin de la saison, vous avez des regrets ?

On savait qu’on allait jouer le maintien, mon regret justement, c’est de ne pas l’avoir joué. On a baissé les bras trop vite, c’est ce qui m’a mis en colère.

Vous remettez en question l’état d’esprit de vos joueurs ?

L’équipe a manqué de cohésion et de professionnalisme. Cette descente est méritée, elle sanctionne l’état d’esprit du groupe. Il ne sont pas tous visés, mais au moins la moitié. Certains n’ont pas été à la hauteur, ils ont mis la zizanie dans le groupe.

« Depuis la montée, on n’a pas été bon dans le recrutement »

Comment en êtes-vous arrivé là ?

Quand nous sommes montés en Ligue 1 (ndlr : en 2016), nous avions un très bon groupe, très professionnel, très solidaire, et puis au fil du temps, avec les départs, les joueurs qui ont vieilli, on n’a pas su le régénérer. On n’a pas été bon dans le recrutement…

Si on vous comprend bien, on va assister à une petite révolution au sein de l’effectif ?

Elle a déjà commencé. Et les joueurs sont au courant : sur l’effectif actuel, les trois quarts ne seront plus là la saison prochaine. Au bout d’un moment, ça suffit ! Mon rôle est aussi de prendre ce type de décisions. A force de tourner autour, on a failli par tomber en Ligue 2, mais sans se battre et ça, je ne peux pas le supporter.

Personnellement, dans quel état d’esprit êtes vous justement ?

Je suis motivé à l’idée de repartir sur un nouveau projet. Retrouver nos supporters, retrouver nos valeurs et le goût de la victoire. Nous accueillons un nouveau directeur de recrutement, Gérard Bonneau (ndlr : il prendra ses fonctions le 15 mai) qui a fait du très bon travail à Lyon et dernièrement au Servette Genève, qui était en deuxième division l’année dernière et qui est deuxième en Première division. Nous disposerons d’un nouveau centre d’entraînement dès la fin du mois, un nouveau centre de formation l’année prochaine… Nous allons disposer de très belles installations pour bien travailler.

Toujours avec David Linares à la tête de l’équipe première ?

Oui, j’ai déjà eu l’occasion de le dire. David est arrivé dans des conditions très compliquées, avec un groupe très compliqué. J’aurai aimé que cela puisse se faire un peu plus tard… Aujourd’hui nous travaillons ensemble pour préparer la prochaine saison.

« J’espère qu’on va trouver preneur et qu’ils partiront le plus vite possible »

Vous disiez que les trois quarts de l’effectif ne sera plus là la saison prochaine, mais faut-il encore réussir à vendre les joueurs…

Vous savez, beaucoup pensent déjà à partir… J’espère qu’on va trouver preneur et qu’ils partiront le plus vite possible.

On sent que vous avez été très déçus… Mounir Chouiar notamment n’a pas répondu à votre attente…

Chouiar, il faut qu’il comprenne que le talent ne suffit pas. C’est bien d’avoir du talent, et il en a, mais cela ne suffit pas.

Votre ambition, c’est de remonter dès la saison prochaine ?

Mon ambition, c’est de remonter d’ici deux ou trois ans. Dans un premier temps, on visera d’abord le maintien. Je sais que certains vont dire que je manque d’ambition, mais je suis quelqu’un de raisonnable. On arrivera de Ligue 1 mais avec un effectif changé aux trois quarts et le championnat de Ligue 2 est difficile. Ce n’est pas parce qu’on arrive de Ligue 1 qu’il faut se voir plus beau qu’on ait. Après avoir vécu une telle saison, je veux d’abord retrouver du positif.

« Certains voudraient une Ligue 1 à 18 avec une seule descente ! »

En ce moment, on parle du passage de la Ligue 1 à 18 clubs, ce qui semble inéluctable, vous en pensez quoi en tant que président d’un « petit club » ?

A la base, je suis favorable à une Ligue 1 à 20 clubs, mais pas non plus opposé à une Ligue 1 à 18 clubs, si la Ligue 2 passe aussi à 18 clubs et si le National devient un troisième championnat professionnel. Il faut aussi que cela permette de renforcer la Ligue 2 et le National (ndlr : le projet est de créer la Ligue 3, un troisième championnat professionnel) grâce notamment à une nouvelle répartition des droits télé. Enfin, dernier point : il faut conserver deux descentes, deux montées et un barrage. Sinon, on va droit vers une Ligue fermée.

Pensez-vous que la Ligue va pouvoir instaurer cette véritable révolution d’ici la fin du mois de juin, date de  son assemblée générale ? Vous en discutez entre présidents ?

Moi je suis un peu en dehors de tout ça… Je sais qu’il y a beaucoup de lobbying autour du sujet. Mais ce n’est pas d’aujourd’hui, j’en entends parler depuis que nous sommes en Ligue 1. Certains voudraient une Ligue 1 à 18 avec une seule descente !

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