jeudi 25 avril 2024

OM : André Villas-Boas et Rudi Garcia, une histoire qui se ressemble

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Jérémy Kinot
Jérémy Kinot
Journaliste

André Villas-Boas est fragilisé, pour ne pas dire plus, par la crise que traverse l’OM. On se croirait revenu deux ans en arrière, quand les Marseillais ont poussé Rudi Garcia dehors.

Plus ça va, plus le destin d’André Villas-Boas à l’OM ressemble à celui de Rudi Garcia. Comme le technicien portugais, l’actuel coach de l’OL, arrivé en cours de saison 2016/2017 a bien commencé, avec une cinquième place, et l’année suivante une participation à la finale de la Ligue Europa (défaite 0-3 contre l’Atletico de Madrid). AVB, lui, a réussi un véritable petit exploit en permettant aux Marseillais de terminer la saison à la deuxième place.

Comme AVB, Garcia avait des relations compliquées avec Payet

C’est après que cela a commencé à se gâter pour Garcia. Qualité de jeu largement remise en question, gestion des transferts ratée, l’OM termine encore 5ème mais le PSG lui joue un sale tour. Le club de la capitale ne gagne aucune coupe nationale et laisse la Coupe de France à Rennes et la Coupe de la Ligue à Strasbourg. Secoué par les supporters, insultés, poussé dehors, c’est donc forcé que le champion de France 2011 avec Lille annonce son départ. 5ème en 2017, 4ème en 2018 et 5ème en 2019 avec l’OM, Garcia est mis à la porte comme un malpropre après avoir vécu des derniers mois très compliqués.

Deux ans plus tard, il est en train d’arriver exactement la même chose à Villas-Boas. Si les supporters avaient accès au stade, il y a fort à parier qu’on les entendrait scander les même chants haineux que ceux qui avaient accompagné les rencontres de l’OM lors de la deuxième partie de saison.

Il y a d’autres points communs entre AVB et Garcia :

  • Comme Garcia en 2019, AVB n’entretient pas les meilleurs relations avec Payet. D’ailleurs comme Garcia, le Portugais n’hésite pas à se passer de Payet dans ses onze de départ.  On apprendra un an plus tard, lors de la venue de Lyon au Vélodrome que le n°10 de l’OM ne lui a finalement jamais pardonné…
  • Comme Garcia il y a deux ans, la communication d’AVB devient de plus en plus floue. Nerveux, le Portugais manque de lucidité au moment d’analyser les matchs. On l’a vu après la défaite dans le Trophée des Champions, en clamant que son équipe avait été meilleure, ou après le revers contre Lens la semaine dernière en expliquant qu’il ne reprochait rien à ses joueurs qu’il avait même félicité…
  • Enfin, tous les deux adoptent la même attitude en affichant un optimiste qui passe pour du déni.

Enfin, tous les deux ont un gros point commun : Jacques Henri-Eyraud. Jusqu’à maintenant, AVB a d’ailleurs pu profité de la « protection » JHE qui aimantaient toutes les critiques des supporters, mais il semble que ses trois défaites de suite en Ligue 1 aient fini par lui couter son totem d’immunité…

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