La victoire nette contre Rennes (3-0), mardi en Coupe de France, n’a pas suffi à dissiper tous les doutes autour de l’Olympique de Marseille. En interne comme en externe, une question persiste : que se passera-t-il en cas de lourde défaite dimanche face au Paris Saint-Germain ? Un nouvel échec dans le Classique pourrait avoir des conséquences majeures pour Roberto De Zerbi.
L’entraîneur italien avance sur une ligne de crête. Depuis le début de la saison, l’OM alterne le très bon et le beaucoup plus inquiétant, au point de dérouter son propre coach. Malgré une gestion autoritaire du vestiaire — illustrée notamment par la mise à l’écart d’Amir Murillo — De Zerbi sait qu’il reste exposé. Une humiliation au Parc des Princes pourrait faire basculer sa situation.
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Pour le journaliste d’Eurosport Martin Mosnier, le message est clair : un Classique manqué serait difficilement pardonnable. « Les discours de Pablo Longoria et de Mehdi Benatia parlaient de confiance totale, presque aveugle. Longoria allait jusqu’à évoquer un destin à la Simeone pour De Zerbi à l’Atlético. Mais ces propos datent d’avant la claque reçue à Bruges », rappelle-t-il. « L’élimination en Ligue des champions a laissé des traces, surtout après un parcours qui semblait maîtrisé. En cas de débâcle contre Paris, je vois mal comment il pourrait rester en poste. »
Une issue déjà écrite ?
Selon Mosnier, l’environnement marseillais ne pardonne pas les humiliations répétées. « Si Marseille encaisse une nouvelle lourde défaite, maintenir De Zerbi deviendrait presque impossible. On connaît la pression populaire à l’OM : le Vélodrome peut très vite s’embraser. Si la direction décide malgré tout de le conserver, elle risque d’attiser la colère au lieu de l’éteindre. »
Et de conclure, sans détour : « À un moment, il faut trancher. Soit tu sacrifies l’entraîneur, soit tu laisses le club se consumer de l’intérieur. Dans un contexte pareil, ne rien faire devient aussi une décision… et souvent la pire. »

