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À Marseille, durer est devenu une rareté. Amir Murillo était pourtant à deux doigts de franchir la barre symbolique des trois saisons à l’OM. Mais un enchaînement de mauvais résultats et une décision radicale de Roberto De Zerbi ont brutalement mis fin à l’aventure du défenseur panaméen.
Après les revers face à Bruges et au Paris FC, l’entraîneur italien a tranché sans détour : Murillo ne faisait plus partie de ses plans. Mis à l’écart du groupe et clairement invité à se trouver un nouveau point de chute, le joueur a payé cash ce que certains au club ont vécu comme un véritable coup de sang du coach.
Murillo, victime expiatoire du moment
Pris de court, le latéral polyvalent n’a pas pu rebondir immédiatement. Avec seulement 48 heures avant la fermeture du mercato français, les options étaient quasi inexistantes. Mais une porte est restée entrouverte : celle du championnat turc, dont le marché reste actif jusqu’à la fin de semaine.
Besiktas s’est rapidement positionné. Des discussions sont en cours avec l’OM et, selon L’Équipe, un accord pourrait être trouvé pour un montant compris entre 4 et 6 millions d’euros, bonus inclus. Une somme loin d’être anodine pour un joueur poussé vers la sortie alors qu’il lui restait encore un an et demi de contrat.
Une sortie finalement bien négociée par l’OM
Recruté à l’été 2023 pour environ 2,5 millions d’euros en provenance d’Anderlecht, Murillo n’a jamais réellement bénéficié d’un statut stable à Marseille. Souvent remplaçant, parfois titulaire, il a néanmoins régulièrement su s’imposer lorsque le niveau d’exigence montait. Cette saison encore, il avait participé à toutes les rencontres de Ligue des Champions, à l’exception du déplacement à Newcastle manqué pour blessure.
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En Ligue 1, avant d’être mis à l’écart, il figurait dans les plans du staff sur 16 des 17 matchs disputés lorsqu’il était apte. Autrement dit, ce n’est pas un simple joueur de complément qui quitte l’OM, mais un élément à part entière de la rotation.
Si le timing et la méthode interrogent, l’opération reste malgré tout correcte sur le plan comptable pour Marseille. Dans un contexte défavorable et avec peu de destinations possibles début février, le club phocéen parvient à limiter les dégâts… et même à réaliser une plus-value inattendue.

