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En pleine tourmente, l’Olympique de Marseille voit des changements majeurs s’opérer dans sa direction. Frank McCourt a récemment pris des décisions fortes, en renforçant le rôle de Medhi Benatia et en réduisant celui de Pablo Longoria. Une réorganisation qui fait déjà parler, et sur laquelle Eric Di Meco n’hésite pas à se prononcer, en pointant du doigt le président phocéen pour sa gestion des dossiers sensibles, notamment Alexis Sanchez et Adrien Rabiot.
McCourt réorganise la hiérarchie
Alors que l’OM traverse une crise, la situation sportive reste encore loin d’être catastrophique sur le papier. Roberto De Zerbi n’a pas réussi à aller au-delà de la phase de groupes en Ligue des champions, mais l’équipe peut encore viser une troisième place en Ligue 1 et une Coupe de France à portée, surtout sans la présence du PSG.
Pour tenter de redresser la barre, Frank McCourt est intervenu directement à Marseille, donnant plus de responsabilités à Medhi Benatia et diminuant le pouvoir de Pablo Longoria. Ce choix ne fait pas l’unanimité, mais Eric Di Meco insiste sur la responsabilité première de Longoria dans les difficultés actuelles.
Di Meco accuse Longoria
« Medhi a sa part de responsabilité, il a entouré le club uniquement de ses hommes. L’ambiance n’est pas excellente depuis un an. Mais le vrai problème, c’est Longoria. Depuis cinq ou six ans, il est responsable de la direction sportive, des choix des joueurs, de la stabilité du club », explique l’ancien latéral gauche.
À lireGriezmann et l’OM : une ambiance du Vélodrome qui l’a marquéIl poursuit : « Le vrai péché originel, c’est la manière dont certains joueurs ont été traités. Des joueurs comme Alexis Sanchez sont rares, c’est un trésor, tu dois tout faire pour les garder, même s’ils prennent de l’âge. Et Rabiot ! Comment peux-tu te passer du meilleur joueur de la saison dernière, celui qui prenait ses responsabilités quand les autres ne le faisaient pas ? Les 150 joueurs recrutés en cinq ans, ce n’est pas Benatia, c’est Longoria ! »
Pour Di Meco, le déclassement de Longoria est en réalité la conséquence logique d’une instabilité chronique au sein de la direction marseillaise.

