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Éliminé de la Ligue des champions avant même le printemps, l’Olympique de Marseille a encore pris un coup derrière la tête. Pour un club qui avait fait de l’Europe une priorité sportive et symbolique, la sortie prématurée fait tache. Mais faut-il pour autant parler de saison ratée dès février ?
L’échec européen, un vrai point noir
Commençons par ce qui fâche. L’OM avait clairement coché la Ligue des champions comme un marqueur de sa saison. Non seulement pour l’exposition et les revenus, mais aussi pour installer le projet sportif dans une autre dimension. Résultat : une phase de poules mal maîtrisée, des matches clés perdus, et une élimination frustrante, sans même le lot de consolation d’une bascule en Ligue Europa.
Sur ce point, le contrat n’est pas rempli. L’échec est net, et il pèsera forcément dans le bilan final, notamment vis-à-vis des supporters et des dirigeants.
Ligue 1 : un OM encore dans le coup
Mais réduire la saison de l’OM à sa campagne européenne serait une erreur. En Ligue 1, malgré un contexte instable et des secousses internes, les Marseillais sont toujours dans la course. Mieux : ils occupent une place sur le podium et restent au contact des équipes de tête.
Ce qui frappe, c’est la capacité de l’OM à rebondir dans l’adversité. Souvent critiquée pour son irrégularité, l’équipe a pourtant su enchaîner des résultats importants, notamment à l’extérieur. Le jeu n’est pas toujours flamboyant, mais l’efficacité est là, et les points aussi.
À lireL’OM, docteur Jekyll et Mister HydeObjectif initial du club, la qualification directe pour la prochaine Ligue des champions est encore atteignable. Et dans un championnat aussi resserré, rien n’est figé à ce stade de la saison.
Coupe de France : une vraie carte à jouer
C’est peut-être là que la saison peut basculer. Toujours en lice en Coupe de France, l’OM se retrouve dans une partie de tableau ouverte. L’élimination précoce du PSG a redistribué les cartes, et Marseille fait désormais figure de sérieux prétendant.
Pour un club qui n’a plus soulevé ce trophée depuis 1989, l’occasion est réelle. Un parcours jusqu’au bout — voire un titre — changerait radicalement la perception de la saison. Et dans un contexte où le jeu et la stabilité font encore débat, un trophée reste un argument qui pèse lourd.
Un contexte interne sous tension
Impossible d’analyser la saison marseillaise sans évoquer son climat interne. Changements fréquents, mercato XXL, pressions médiatiques permanentes : l’OM continue de vivre sous tension. Roberto De Zerbi l’a lui-même reconnu, appelant à plus de temps et de stabilité pour installer ses idées.
Entre frictions internes, débats autour du management et attentes démesurées, l’entraîneur avance sur un fil. Mais malgré ce chaos apparent, l’équipe tient debout. C’est peut-être là le principal paradoxe de cette saison : un OM instable, mais encore compétitif.
Alors, saison ratée ou saison à sauver ?
Tout dépend du point de vue. Sur le plan européen, oui, l’échec est acté. L’OM espérait plus, et il n’a pas répondu présent. En revanche, sur la scène nationale, tout reste ouvert.
À lireAprès la désillusion du Koweit, ce gros danger qui menace l’OMUn podium en Ligue 1 et un vrai parcours en Coupe de France transformeraient radicalement le bilan. À l’inverse, un décrochage en championnat laisserait l’impression d’une nouvelle saison inaboutie.
La saison de l’OM n’est pas ratée… mais elle est sous condition. Les prochains mois diront si Marseille a su transformer une tempête en rebond, ou si cette élimination européenne aura marqué le début d’un nouvel exercice frustrant de plus.
Le débat est ouvert : l’élimination européenne condamne-t-elle la saison de l’OM ou reste-t-il encore quelque chose à sauver ? Vos avis nous intéressent en commentaire.

