jeudi 25 avril 2024

OM : l’habit ne fait pas le moine

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Jérémy Kinot
Jérémy Kinot
Journaliste

Le 27 septembre dernier, l’arrivée de Gennaro Gattuso était salué par tous les supporters de l’OM. Sans qu’aucun n’ait franchement suivi sa carrière d’entraîneur assez neutre (une coupe d’Italie avec Naples comme seul trophée), son immense carrière de joueur, emprunte d’un charisme de leader, en faisait l’entraîneur idéal pour l’OM.

Un club pas comme les autres, où on préfère s’extasier devant les muscles d’Alvaro Gonzalez ou Samuel Gigot, que de mettre en avant le travail d’un Valentin Rongier. Forcément, et Pablo Longoria aurait dû le savoir, le profil de Marcelino ne pouvait pas coller. Tout du moins, pas sans des résultats probants. C’était prévu dès son arrivée : on ne lui pardonnerait rien !

C’est sûr, Gattuso était le type même d’entraîneur fait pour entraîner l’OM.  Séducteur avec les journalistes (il a proposé de les rencontrer autour d’un bon saucisson et d’un verre de vin), turbulent sur le banc, très expressif, proche des joueurs, et forcément compétent, vue sa carrière. Sauf que quelques semaines plus tard, tout le monde s’est aperçu que cela ne suffisait pas pour faire gagner. Surtout quand on n’a pas choisi les joueurs. 

Pablo Longoria a donc pris la décision de retourner sa veste, en se tournant vers Jean-Louis Gasset. Sur le papier, c’était quasiment le pire choix possible. Traité de « papy », comparé au sénile président américain Joe Biden par un grand média (quelle honte !), Gasset trainait aussi derrière lui son départ de la CAN en pleine compétition, suivi par la victoire finale de son ancienne équipe… Pas franchement le profil idéal pour réussir à Marseille. 

Mais la magie a tout de suite opéré. Grâce à ses hautes compétences, son expérience et ses qualités humaines, l’ancien adjoint de Laurent Blanc a fait mieux que remettre l’OM dans le bon sens. Certes, le Shakhtar, Montpellier, Clermont et le Villarreal de jeudi soir n’étaient pas de gros adversaires. Mais ça, c’est facile de le dire après les matchs.

4 matchs, 4 victoires. 16 buts inscrits pour 4 encaissés (dont 3 dans le même match). L’homme à la casquette (que les supporters de l’OM cherchent déjà dans les boutiques du club…) a redonné un sens à la saison de l’OM. Il n’a pas rajeuni pour autant et ne s’est pas trouvé une carrière de grand joueur rugueux et un peu caractériel.

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