mardi 4 octobre 2022

OM : Villas-Boas, la plus belle recrue ?

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Avoir réussi à convaincre le coach portugais de poursuivre, pour au moins un an, son bail à Marseille, en grande partie grâce à l’intervention des cadres de l’effectif, est la meilleure nouvelle de l’été pour un club qui ne pouvait pas se permettre le luxe de repartir, une fois de plus, à zéro, en perdant un coach qui, à bien des égards, semble fait pour l’OM.

“Il ne faut pas qu’il change pour faire plaisir aux autres. Il a eu du succès dans le passé en travaillant à sa manière, il aurait tort de vouloir imiter quelqu’un d’autre. » Lorsqu’il a découvert le nom de l’entraîneur de l’OM, en début de saison dernière, Eric Gerets s’est empressé de lui donner un conseil. Fort de sa propre expérience, le lion de Rekem savait qu’il n’y a rien qui vaille dans un club aussi populaire que l’OM si vous ne faites pas preuve d’un minimum d’authenticité. C’est donc en faisant du Villas-Boas, et pas du Gerets ou du Deschamps ou du Goethals, les trois seuls entraîneurs qui ont marqué leur temps depuis un demi-siècle, que le Portugais a passé haut la main son premier examen de passage. Et sans l’interruption due au coronavirus, à condition que son équipe, délestée de toute autre compétition que la Ligue 1, finisse fort, il aurait même pu espérer décrocher une mention très bien.

Il se contentera de la mention bien avec une deuxième place après laquelle le clan McCourt courrait désespérément depuis quatre ans. Au-delà de toutes contingences, la qualification pour la Ligue des Champions crédibilise l’option Villas-Boas prise par Jacques- Henri Eyraud pour succéder à Rudi Garcia.

« Dommage qu’il ne soit pas arrivé au début de l’ère McCourt »

Sauf que le départ précipité de Zubizarreta a fait craindre le pire pour les fans de Villas-Boas qui n’avaient pas oublié qu’il avait lié sa situation à celle de son collègue et ami espagnol. C’était sans compter sur la réaction de la plupart des joueurs d’un groupe qui a apprécié la première année de collaboration et qui a manifesté, directement auprès de leur coach, leur solidarité. « L’ensemble de nos mots a fait la différence, avouait à l’un de nos confrères Steve Mandanda à la reprise. Villas-Boas est quelqu’un d’extraordinaire, humainement. Il est juste, sait dire les choses quand elles sont mauvaises, mais aussi quand elles sont bonnes, et ce n’est pas si fréquent… Grâce à son management, tous les joueurs gardent un bon état d’esprit, qu’ils jouent toujours ou beaucoup moins. C’est un très bon meneur d’hommes. »

Le bilan de la première saison, les retours unanimes ou presque de toutes les composantes du club ne sont pas loin de dresser le portrait robot du coach idéal pour l’OM. Après avoir été incapable de conserver le pourtant très apprécié Eric Gerets, ou le plus ingérable Marcelo Bielsa, et encore davantage Didier Deschamps, le seul à avoir fait gagner l’OM depuis la fin de l’ère Tapie, le club phocéen a peut-être fait le plus difficile en conservant le deuxième entraîneur de l’ère McCourt. « Il est juste dommage qu’il ne soit pas arrivé au début de l’ère McCourt, nous dit ce dirigeant historique toujours dans l’environnement de l’OM, parce qu’il avait toutes les qualités pour mettre le club sur les bons rails. »

Moins carriériste qu’un Garcia, plus corporate qu’un Bielsa (ce n’est pas difficile !), moins soupe au lait qu’un Gerets, André Villas-Boas semble comme un poisson dans l’eau dans le contexte marseillais. Il a la tête de l’emploi. En tout cas avant d’aborder sa deuxième saison, celle de tous les dangers (et c’est pour ça qu’il a refusé la prolongation offerte par ses dirigeants) et d’un retour olympien en Ligue des Champions qui en dira davantage sur le potentiel d’AVB, sa capacité à définitivement faire oublier ses illustres prédécesseurs.

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