L’Olympique de Marseille s’apprête à tourner une nouvelle page sur son banc. Si l’officialisation n’est plus qu’une question d’heures, Habib Beye devrait bien devenir le prochain entraîneur du club phocéen. Pourtant, l’ancien consultant n’était pas la priorité des dirigeants olympiens.
En coulisses, Pablo Longoria a tenté un pari bien plus ambitieux : convaincre Xabi Alonso de prendre les rênes de l’équipe. Récemment écarté par le Real Madrid, le technicien espagnol figurait en haut de la liste du président marseillais, qui voyait en lui l’homme idéal pour relancer un projet sportif fragilisé et tirer le meilleur d’éléments comme Mason Greenwood.
Mais la tentative n’a pas abouti. Déjà approché par le passé après le départ de Jorge Sampaoli, Xabi Alonso a rapidement décliné la proposition marseillaise. L’Espagnol, dont le nom circule du côté de Liverpool et du Bayern Munich, ne serait pas convaincu par l’environnement actuel de l’OM, jugé trop instable.
À lireGriezmann et l’OM : une ambiance du Vélodrome qui l’a marquéL’image d’un club en perpétuelle agitation, entre remous internes et incertitudes institutionnelles, pèserait lourd dans la balance. Cette réputation dépasserait désormais les frontières françaises, refroidissant plusieurs profils d’envergure.
Dans ce contexte, Habib Beye s’est progressivement imposé comme une solution crédible. Soutenu par Medhi Benatia, avec qui il entretient de bonnes relations, l’ancien défenseur pourrait incarner un choix plus consensuel, même si cette option ne faisait pas l’unanimité au sommet du club.
Reste à savoir si l’arrivée de Beye marquera un nouveau départ stable pour l’OM ou si d’autres changements, notamment au niveau de la présidence avec Frank McCourt en arrière-plan, viendront encore bouleverser l’organigramme d’un club qui n’a jamais aussi bien porté sa réputation de formation imprévisible.

