lundi 27 mai 2024

Paris, Lyon, Saint-Etienne… Quand les supporters font honte au football

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Entre les Ultras du PSG qui refusent de fêter le 10ème titre de leur club avec les joueurs (seul l’AS Saint-Etienne en a gagné autant), un groupe de supporters lyonnais qui insulte Karl Toko-Ekambi en plein match, et les Greens Angels stéphanois qui obligent l’arbitre à interrompre le match à plusieurs reprises (à force de fumigènes et de jets de petites fusées sur le terrain), le football français a vécu un triste samedi.

Alors que les supporters sont souvent les premiers à s’indigner du « manque de respect de l’institution » par les joueurs , ils sont les premiers à se placer au dessus du club.

Les Ultras parisiens ont quitté le Parc en plein match pour fêter le titre loin des joueurs.

En allant jusqu’à sortir du stade pour fêter le dixième titre entre eux, en faisant la grève des encouragements depuis le crash en Ligue des Champions, les Ultras parisiens manquent de respect aux joueurs, dont certains, comme Marco Verratti (8 titres), Marquinhos (7 titres), Presnel Kimpembé (6 titres), Angel Di Maria (5 titres), Neymar même (4 titres, comme Mbappé)… ont beaucoup fait pour construire ce palmarès.

La pire image : ces supporters stéphanois faisant la fête sur le constat terrible de leur attitude honteuse

« Nous sommes comme tout le monde, on peut aussi faire des erreurs, traverser des moments difficiles », soulignait Marc Verratti après le match, au micro de Canal+. Les joueurs parisiens ne comprennent pas. On les comprend.

Karl Toko-Ekambi insulté par des supporters de l’OL, en plein match pourtant gagné 5-2 par son équipe…

A Lyon, Jean-Michel Aulas aura des mots très durs après les insultes subies par KTE. « C’est le genre d’attitude qui pourrait me faire arrêter », lâchera JMA après la rencontre, très touché.

A Saint-Etienne, le constat est encore plus terrible. Avec cette image insoutenable pendant l’arrêt du match, et les supporters qui chantent et dansent comme si de rien n’était, alors que c’est leur équipe qui va le payer cher (sans doute par un huis clos ou au minimum des tribunes fermées…). Match ou pas match, leur comportement est le même.

A Paris, comme à Lyon et Saint-Etienne, le message est clair : les joueurs, le club… On s’en fout, ce qui nous importe, c’est nous, les supporters.

2 Commentaires

  1. Non mais vous racontez n’importe quoi, a Sainté rien n’a été jeté sur la pelouse, l’interruption c’est dû à la visibilité et non à des jets de projectiles sur la pelouse. Vous faites des amalgames débiles et après vous vous plaignez que certaines personne réagissent par les insultes.

    • Bonjour, à aucun moment il n’est dit que le jet de fusées a été à l’origine de l’interruption de la rencontre. Mais si Saint-Etienne se voit puni d’un ou plusieurs matchs à huis clos, les supporters pourraient s’en mordre les doigts. Cet article insiste sur la dérive des supporters qui veulent le pouvoir et se pensent au dessus de l’institution. C’est d’ailleurs ce qui provoque les insultes, car les supporters pensent que le club leur appartient. C’est dommage, car Saint-Etienne a un des plus beaux publics de France et quand il boue, le chaudron (où nous sommes allées à de nombreuses reprises) nous donne des frissons !

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