lundi 3 octobre 2022

Peter Bosz, le bon choix pour l’OL ? Le pour et le contre…

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Julien Huët
Julien Huët
Journaliste

Peter Bosz est le nouvel homme fort de l’OL. L’ancien entraineur de l’Ajax entend redonner à Lyon son football offensif. Un discours séduisant qui demande confirmation dès les matchs amicaux.

Les raisons d’y croire : Peter Bosz a de l’expérience

A 57 ans, Peter Bosz a roulé sa bosse. L’OL est son huitième club professionnel comme entraîneur. Il a coaché dans trois championnats : aux Pays-Bas, en Israël et en Allemagne. Il a notamment été l’entraîneur de deux très grands clubs européens : l’Ajax Amsterdam et le Borussia Dormund.

C’est vraiment le choix de Juninho

Il est peu de dire que le directeur sportif n’avait aucune affinité avec Rudi Garcia, que le Brésilien avait choisi, mais dans une liste restreinte et avec les recommandations de Gérard Houllier. Avec Sylvinho, Juni, alors inexpérimenté, ne partageait pas ses idées défensives. Avec Bosz, les deux hommes semblent en revanche complètement sur la même longueur d’onde. « On a parlé de foot et j’adore parler de foot, surtout avec les gens qui ont joué au très haut niveau », sourit Bosz. « L’entente entre l’entraîneur et le directeur sportif est un critère très important », explique le directeur du football de l’OL Vincent Ponsot.

Il est offensif

Sa réputation d’entraîneur offensif a fait surface dès sa conférence de presse d’intronisation : « On veut gagner, mais avec une façon de jouer attractive donc offensive ». Un discours qui a déjà séduit les supporteurs sur les réseaux sociaux, l’enthousiasme étant largement supérieur au scepticisme.

Il fait jouer les jeunes

« S’ils ont des qualités, je n’ai pas peur de les faire jouer ». Nombreux sont en effet les joueurs de talent qu’il a développés : Frenkie de Jong et Matthijs de Light à l’Ajax Amsterdam, Kai Havertz et Florian Wirtz, qu’il a lancé à tout juste 17 ans, au Bayer Leverkusen. Un penchant pour la formation essentiel pour l’OL, « troisième meilleur centre de formation d’Europe », comme aime à le rappeler Jean-Michel Aulas.

Peter Bosz connaît la France

Joueur de Toulon de 1988 à 1991, il en a gardé un français bluffant, ce qui était important aux yeux des dirigeants. « Un coach, c’est un manager et l’un des éléments essentiels du management c’est la communication, explique le directeur du football Vincent Ponsot. A l’OL, le staff parle essentiellement français et il était important que le coach parle français car cela facilite l’intégration, donc la compétence. » C’est aussi essentiel pour Jean-Michel Aulas qui aime chaque soir passer un coup de fil à ses entraîneurs.

Les raisons de douter : Bosz n’a rien gagné de significatif

Excepté un titre de champion des Pays-Bas de deuxième division en 2005, son palmarès est vierge. Il a notamment échoué trois fois en finale de coupes : Coupe des Pays-Bas 2012 avec Heracles, Ligue Europa 2017 avec l’Ajax Amsterdam, Coupe d’Allemagne 2020 avec le Bayer Leverkusen.

Bosz reste sur deux échecs

Parti de l’Ajax Amsterdam au Borussia Dortmund pour franchir un palier en 2017, il n’a tenu que six mois avant d’être remercié après 10 défaites en 24 matches. Arrivé un an plus tard à Leverkusen, en décembre 2018, il a très bien débuté en qualifiant le club pour la Ligue des Champions. Cinquième en 2019/2020, il a été licencié en mars dernier après une série de contre-performances (3 victoires en 14 matches) alors que son équipe était 6ème de Bundesliga.

Peter Bosz a des résultats européens moyens

Tout le monde se souvient de son épopée à la tête de l’Ajax Amsterdam, finaliste de la Ligue Europa 2017 après avoir éliminé l’OL de Genesio en demi-finale (4-1, 3-1). En revanche, avec Leverkusen, il a cette saison été éliminé en 16èmes de finale par le Young Boys Berne (défaites 4-3 et 0-2). Avec le Borussia Dormund, en phase de groupes de la Ligue des Champions 2017/2018, il n’avait pris que deux points en six journées : quatre défaites contre Tottenham et le Real Madrid, deux nuls contre l’Apoel Nicosie.

Juninho Joue gros !

Revenu à l’OL en mai 2019, le directeur sportif porte l’entière responsabilité de l’arrivée de Peter Bosz.

L’aura de Juninho à Lyon est telle que personne, ou presque, n’ose s’attaquer à lui. Pour les supporteurs notamment, « Juni » ne peut être coupable de l’échec de Rudi Garcia puisqu’ils estiment qu’il lui a été imposé par Jean-Michel Aulas et Gérard Houllier. La passe d’armes médiatique entre Garcia et Juninho après la fin de la saison a été indigne d’un grand club comme l’OL.

Trop émotif et impulsif, « Juni » fuit la presse et n’accorde que peu d’interviews, si ce n’est quelques entretiens confortables sur la chaîne du club. Ce qui ne l’empêche pas pour autant d’avoir du mal à se canaliser et d’en dire parfois plus qu’il ne le souhaite… L’arrivée de Peter Bosz porte sa signature.

Comme celle de Sylvinho il y a deux ans. A l’époque, l’enthousiasme populaire avait été similaire à celui de cet été. Sauf que la belle histoire s’était rapidement terminée en eau de boudin avec un licenciement de Sylvinho dès les premiers soubresauts.

En cas de nouvel échec, Juninho n’aura plus que deux options : partir ou endosser lui-même le costume d’entraîneur. Le Brésilien va d’ailleurs faire partie de la promotion 2021/2022 du Brevet d’Entraîneur de Football, une première étape d’une longue formation de trois ans.

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