dimanche 26 mai 2024

Pourquoi Jérémy Leloup a surpris en choisissant Orléans

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Après une dernière saison compliquée à Pau, Jérémy Leloup (35 ans) retrouve un contexte sportif et personnel à Orléans bien plus reposant. Mais le Sarthois entend rester très compétitif pour faire remonter le club comme il l’avait fait avec Dijon en 2011.

En dépit d’un gros CV, ne parlez surtout pas de régression à Jérémy Leloup. Sa signature dans les rangs de l’Orléans Loiret Basket est un choix assumé : « Ce n’est pas du tout une régression. C’est surtout un choix familial. Je savais que je n’allais pas être conservé à Pau avec les Américains. Du coup, j’ai voulu me rapprocher du Mans. On a trouvé un accord rapidement. Orléans voulait me faire venir et moi je trouvais le projet intéressant ». Lors des deux prochaines saisons, ses attentes seront fortes :

« Je veux continuer à me faire plaisir. J’ai 35 ans donc je ne vais pas jouer encore très longtemps. Je recherchais un challenge intéressant et excitant. Bref, un endroit où me sentir bien ». Il a beau avoir joué au Mans, à Vichy, Dijon, Strasbourg, Pau, gagné quatre Coupes de France notamment (2009, 2015, 2018, 2022), le Sarthois est conscient qu’il n’a pas rallié une équipe lambda :

« Les atouts de cette équipe sont nombreux. On a un mix entre des jeunes joueurs et d’autres expérimentés. La plupart des joueurs ont connu la Pro B. Personnellement, j’ai connu le haut niveau dans l’élite et même une année en Pro B avec Dijon (en 2010/2011, Ndlr) ».

Leloup, une signature sans pression

Les ambitions sont élevées selon les dires de l’ancien international français (2 sélections) : « Les objectifs sont hauts par rapport à ce désir d’accession. Cependant, il ne faut pas crier partout qu’on veut remonter dès cette saison. Il faut prendre le temps. L’histoire a souvent démontré que les clubs désireux de remonter en un an ne l’ont pas fait. Il faut donc rester humble pour se donner un maximum de chances d’y arriver ».

En retrouvant un environnement qui lui est cher et ses racines, le natif du Mans coupe totalement avec un épisode palois tourmenté…

« Cela a été très mouvementé. J’ai vécu cela de l’intérieur pendant la saison. Il fallait que les choses changent. Maintenant, il y a une nouvelle tête à la présidence (Sébastien Ménard, Ndlr). Ils vont faire en sorte de redorer le blason, et ce après une très belle saison sportive ».

Aucune frustration, aucun regret vraiment ? « Au moment où j’ai décidé de partir, les Américains étaient encore là. Quand ils sont arrivés, j’avais déjà des échos qu’à priori les deux postes 4 ne faisaient pas l’affaire. Cela faisait donc déjà un an que je savais que je n’allais pas rester. Surtout si eux demeuraient encore en place. Je n’ai aucun regret. Si ce n’est pour tous ces gens qui étaient sur place, dans les bureaux, les bénévoles, le club, les historiques. Eux n’avaient rien demandé. Ils sont passés par des moments très compliqués. Il y a quand même eu une Coupe de France ramenée en allant aussi en demies de play-offs (battu par Monaco, Ndlr). Cela aurait été dommage de voir tomber ce club historique au 3ème ou 4ème échelon à cause de personnes qui ont mal géré le projet…  ».

Changement de décor donc, changement d’atmosphère dans le Loiret, désormais. Pour un dernier baroud d’honneur ? « Je l’ignore. Pour l’instant, j’ai un contrat de deux ans. Je me sens bien physiquement et mentalement. On verra…  » En 2010/2011, pour sa seule saison en Pro B, il était monté en Pro A avec Dijon… Leloup portera-t-il cette fois bonheur à Orléans ?

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