mardi 23 juillet 2024

Pourquoi le Tour de France 2024 n’aura rien à voir avec les autres

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Eric Mendes
Eric Mendes
Journaliste

Dans une édition inédite, avec l’absence de l’arrivée à Paris pour cause de JO, le Tour de France veut réussir un scénario de folie jusqu’au bout avec un dernier chrono à Nice.

Avec l’organisation des Jeux Olympiques de Paris 2024, le Tour de France se savait privé de son arrivée historique des Champs-Elysées. Depuis 1975, l’avenue parisienne avait l’exclusivité du peloton pour saluer le maillot jaune une dernière fois mais, pour cette édition 2024, c’est Nice qui suppléera la Capitale.

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Du 29 juin au 21 juillet, le Tour de France sera passionnant d’un bout à l’autre. Le départ de Florence permettra à l’Italie d’accueillir pour la première fois de son histoire la Grande Boucle. La 1ère étape permettra de découvrir Saint-Marin sur un parcours accidenté, tout comme entre Cesenatico, ville du regretté Marco Pantani, vainqueur du Tour 1998, et Bologne, avec la côte de San Luca à plus de 10%.

Le lendemain, la 3ème étape fermera le chapitre italien de l’édition 2024 avec une arrivée au sprint à Turin, après 229 km, soit la plus longue étape du Tour 2024. Il sera alors temps de revenir en France avec une première étape de montagne avec le Galibier (2642 mètres) au programme.

Ensuite, on remonte dans les terres avec des terrains propices aux sprinteurs, notamment sur Saint-Vulbas (5ème) et Dijon (6ème). Il y aura un chrono individuel de 25,3 km entre Nuits-Saint-Georges et Gevrey-Chambertin, le vendredi 5 juillet. L’arrivée le lendemain à Colombey-les-Deux-Eglises sera symbolique sur les terres du Général De Gaulle.

Un chrono pour finir !

On terminera la première semaine à Troyes avec une boucle qui passera dans les chemins blancs qui font la beauté de certaines épreuves du calendrier. Avec 14 secteurs dont 6 dans le final, soit 32 km au total, les coureurs basculeront en mode Gravel, dans la poussière et les cailloux.

Reste à savoir la météo du jour. Après la journée de repos, le Tour repart vers le sud pour aller récupérer les Pyrénées à la fin de la deuxième semaine. Si le mercredi 10 juillet devrait sourire aux puncheurs, avec 3450 m de dénivelé, les deux jours qui suivront seront la propriété des sprinteurs.

Le week-end dictera le général avec les Pyrénées et une arrivée à Saint-Lary-Soulan avec auparavant des passages au Tourmalet, la Hourquette d’Ancizan et Pla d’Adet. Le dimanche, le Plateau de Beille sera le juge de paix pour les leaders après une journée difficile avec notamment Peyresourde, Menté et le Portet-d’Aspet puis le Col d’Agnes.

Un 14 juillet qui promet. Le 15 sera dédié au repos avant de penser à une semaine décisive avec cinq journées de haute montagne. L’arrivée à Nîmes devrait sourire à un sprinteur. Mais, dès le jour d’après, la montagne prend le pouvoir avec l’arrivée à Superdévoluy (1502 mètres).

Une 111ème édition inédite

La 18ème étape pourrait être favorable à une échappée sur un parcours accidenté. Il sera temps de l’explication finale avec une arrivée, le vendredi, à Isola 2000. Un parcours incroyable avec des passages par le Col de Vars (2109 m, 18,8 km), puis la Bonette (2802 m) et Isola 2000 (2024 m).

Le samedi, l’étape entre Nice et le Col de la Couillole ne fera que 133 km, mais elle sera nerveuse avec le col de Turini (1607 m), le Col de la Colmiane (1500 m) et le Col de la Couillole (1678 m).

La 111ème édition se terminera sur la Place Masséna de Nice avec un chrono de 34 km avec un départ de Monaco, devant l’automobile Club, avant de partir dans l’arrière-pays niçois et la montée de la Turbie, mais surtout le Col d’Eze habitué à dicter sa loi sur Paris-Nice. 2024 ne manquera pas de faire parler. C’est une certitude.

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